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PSG-Bayern: Pavard "ne me parle que de titres", raconte son agent

L'agent de Benjamin Pavard raconte à RMC Sport la soif de gagner du défenseur du Bayern Munich, à la veille de la finale de la Ligue des champions face au PSG.

Il a failli ne même pas disputer ce Final 8. Finalement rétabli avec environ trois semaines d’avance, Benjamin Pavard pourrait débuter la finale de la Ligue des champions ce dimanche face au PSG (21 heures). Ou au moins rentrer en cours de match, comme lors de la demi-finale face à l’OL (3-0). Et le latéral droit des Bleus et du Bayern Munich ne pense qu’à une chose, selon son agent Joseph Mohan: "Il ne me parle que de titres. Après la demi-finale, il m’a appelé en me disant «des m’appellent pour me dire bravo, mais ils ne comprennent pas que je m’en fiche, si je ne la gagne pas ça n’a pas de sens» ".

"Benji, c'est la culture de la la gagne"

Joseph Mohan a repéré Benjamin Pavard lorsqu’il évoluait en U16 à Lille. L’histoire raconte que le défenseur n’avait pas été très bon mais que l’agent avait décelé un vrai potentiel avant de se rapprocher de lui et sa famille. Il lui a ensuite permis de partir à Stuttgart en 2016, puis au Bayern Munich en 2019. Depuis, Pavard, 24 ans, a fait gonfler son palmarès de manière incroyable. Champion du monde en Russie avec les Bleus en 2018, champion d’Allemagne cette saison et, au minimum, finaliste de cette Ligue des champions. "Benji, c’est le travail, la culture de la gagne, la passion du foot, il va même regarder des matches de National, confie son agent. Il est déterminé à gagner des titres, à réussir dans métier. Le talent sans travail, ça ne marche pas. Mais qu’on ne me dise pas que Benjamin n’a pas de talent. C’est un gros bosseur."

Pavard n'a peur de personne

Joseph Mohan évoque également au micro de RMC Sport une certaine dualité dans sa personnalité : "Il y a deux Benjamin, celui en dehors du terrain qui est bien élevé, poli, pas forcément timide mais pas exubérant. Et il y a le Benjamin sur le terrain. Le football le transforme, c’est sa passion. Dès qu’il rentre sur le terrain, c’est un autre bonhomme, il est impressionné par personne. J’ai appelé ses parents, il n’y a pas longtemps pour les féliciter de l’éducation qu’ils ont donnée à leur fils. Il ne change pas. C’est le même Benjamin gentil, respectueux, qui va s’arrêter pour prendre des photos. Qui va demander quand il y a des interviews aux journalistes s’ils ont bu de l’eau, s’ils veulent quelque chose. C’est toujours le même, il ne se prend pas pour un autre."

Tancé sur les réseaux sociaux pour avoir dit que le Bayern n’avait peur de personne, Pavard est vite défendu par son agent : "Quand vous jouez une finale, vous pouvez évidemment respecter l’adversaire, mais vous ne pouvez pas dire autre chose que «on veut la gagner, on n’a peur de personne». C’est le Bayern, si les joueurs ont peur du PSG, ça ne sert à rien de jouer la finale."

"Il se blesse rarement. Sa dernière blessure, c’était un coup à l’entraînement. Mais de mémoire, il ne s’est jamais blessé musculairement, ajoute Joseph Mohan, comme pour rappeler que le retour express du défenseur sur les terrains pour ce Final 8 ne devait rien au hasard. On lui a prédit huit semaines d’arrêt, il est revenu au bout de trois ou quatre semaines. Le lendemain de sa blessure, il m’a dit d’appeler le club et de leur demander de le mettre sur la liste de la Ligue des Champions. Il m'a dit: «Je serai là. Je connais mon corps je vais revenir». Le lendemain, son réveil c’était l’hymne de la Ligue des Champions." Et face au PSG dimanche soir, l’ancien Lillois a surtout l’occasion d’ajouter une nouvelle ligne à son palmarès.

ThP, avec Valentin Jamin