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Un tout petit PSG…

Daniel Riolo

Daniel Riolo - RMC Sport

Retour sur la victoire du PSG en Bulgarie…

Déjà contre le TFC, on s’était demandé depuis combien de temps le PSG n’avait pas été aussi mauvais. Cinq jours plus tard, la même question durant toute la première période. Je veux bien que ce ne soit pas simple de changer de coach, mais là, c’est un peu gros ! C’est la faute d’Emery si pas un joueur n’est capable de faire une passe ? Si un mur se disloque sur un coup franc et que si ça arrive le dimanche matin avec les potes, on ne les fait pas jouer le match d’après ? Si Di Maria affiche un niveau aussi pitoyable ? Si Verratti, pourtant l’un des meilleurs, multiplie les touches de balles inutiles ? Oui je préfère parler de ceux dont on attend beaucoup.

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Tactiquement, le PSG joue comme la saison passée, en 433, avec les mêmes joueurs ! Contre cette équipe-là, le fameux milieu Matuidi, Motta, Verratti ne domine pas, pourquoi ? C’est l’arrivée d’Emery qui a tout changé ?

La vérité, c’est que tout cela est incompréhensible. Tout le monde semble perdu, Emery compris. Pas question de l’exonérer. Il serait juste temps que le président du club, s’il existe encore, intervienne et rappelle chacun à ses devoirs ! Un club ça se dirige, on lui donne un fil directeur. Parce que sinon, même avec des bons joueurs, ça part dans tous les sens.

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Revenir à 1/1 après avoir été mené, n’enlève rien au problème. Battre Ludogorets, c’est normal, banal. Le PSG joue mieux en seconde période, oui et alors ? Au moment où l’on croit que le PSG va enfin maîtriser le match, Motta concède un peno suite à une grosse erreur d’Aurier ! Heureusement, Areola détourne le peno. Dans la foulée, Cavani marque encore. 3/1, c’est bouclé. A 2/2, ça aurait donné quoi ??

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Derrière ce succès, ce que dégage le club en ce moment n’est pas bon. Oui c’est le début de saison, oui rien n’est joué, rien n’est fait. Mais il faut relancer la machine. Et ça doit venir d’en haut.

Pour l’instant, Emery ne met rien en place. Après avoir voulu bousculer les choses, il a remis les pantoufles de Blanc. Il a besoin de se rassurer, d’adoucir l’ambiance. Mais ce n’est pas comme ça que le PSG avancera.

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Quand il est arrivé à Milan, Sacchi n’était personne. Des mecs comme Van Basten, Baresi étaient plus que dubitatifs à l’égard de cet inconnu qui voulait tout changer. Les résultats ne suivent pas. Van Basten balance dans la presse. Sacchi le colle sur le banc. Impossible. Forcément le coach va sauter, le groupe n’en veut pas. Berlusconi est alors intervenu et a remis chaque joueur à sa place de façon virulente. Il a affirmé devant tous sa confiance au coach. Tout le monde a alors mis ses petits intérêts de côté.

Il ne s’agit pas ici de faire de la comparaison facile. Inutile. Emery sera peut-être grand à Paris, et il se plantera peut-être. Mais il ne réussira pas sans le groupe et surtout sans le soutien visible et indéfectible de sa direction. Après, si le club veut se contenter d’un accompagnateur qui laisse le groupe se gérer, pour la L1, ça passe. En LDC, ça va en 8e, mieux si le tirage l’autorise. Mais dans ce cas, on ne pourra plus dire que le PSG cherche à progresser…

Daniel Riolo