RMC Sport
en direct

EN DIRECT - Bordeaux en N1 : une première bonne nouvelle pour les Girondins avant le CNOSF

Le verdict de la commission d'appel de la DNCG concernant les Girondins de Bordeaux est tombé il y a une semaine. Rétrogradé administrativement en National 1 en raison de dettes, le club risque désormais la liquidation judiciaire. Suivez les dernières infos dans le direct de RMC Sport.

Une première bonne nouvelle pour les Girondins de Bordeaux

Le Tribunal de commerce de Bordeaux a homologué les accords entre le club et ses créanciers King Street et Fortress, rapportent Sud Ouest et 20 Minutes ce mardi. Cette homologation est une pièce en plus dans le dossier des Girondins avant leur passage devant le CNOSF ce jeudi.

Plus d'informations ici.

Les Girondins devant le Tribunal de commerce ce vendredi

Les dirigeants des Girondins seront présents au Tribunal de commerce de Bordeaux ce vendredi en milieu de journée. Le passage devant le CNOSF est pour rappel prévu la semaine prochaine.

L'objectif de ce rendez-vous pour les dirigeants est d'obtenir une homologation du plan de sauvetage du club. Ils devraient prendre la parole après ce rendez-vous. Le tribunal de commerce avait déjà rendu une ordonnance il y a quelques jours.

NP

Gérard Lopez affirme qu'il ne partira "pas forcément" en cas de liquidation

En cas d'échec des recours, le FC Girondins de Bordeaux "sera mis en liquidation", dit Gérard Lopez. Ce dernier, dans ce cas, quittera-t-il le club? "Pas forcément", répond l'homme d'affaires, convaincu toutefois que le club "n'ira pas en National 3".

Gérard Lopez sur les plans sociaux: "Le club vivait largement au-dessus de ses moyens"

Gérard Lopez dans l'After Foot sur le mal-être des salariés des Girondins de Bordeaux: "C'est une famille qui vit son deuxième plan social en deux ou quatre ans. Je peux comprendre qu'ils soient tristes, qu'ils en veulent à la gestion, à moi. C'est un club qui vivait largement au-dessus de ses moyens".

"Un plan social, c'est hyper douloureux pour le club. Mais même comme ça, on va encore se retrouver avec un budget trois fois ou deux fois et demi plus élevé que celui de Toulouse".

Gérard Lopez dans l'After: "Bordeaux et Lille ne peuvent pas exister sans vente de joueurs"

"Bordeaux, comme Lille, étaient en difficulté financière. Ces clubs ne peuvent pas exister sans vente de joueurs. Il y a toujours une perte structurelle dans ces clubs. La seule façon de fonctionner, c'est de faire des investissements dans les joueurs. J'applique un modèle qui réussit bien dans d'autres industries".

Gérard Lopez donne les chiffres d'offres reçues pour quatre joueurs

Dans l'After Foot, Gérard Lopez affirme avoir reçu des offres écrites pour quatre joueurs: 6 millions d'euros pour Hwang, 9 pour Onana, 10-11 pour Mara et 12 pour Elis.

Gérard Lopez dans l'After: "Je comprends que des gens me détestent"

"Je comprends que des gens ne soient pas contents ou heureux et qu'ils me détestent", admet Gérard Lopez, en évoquant le plan de sauvetage à Bordeaux pour réduire les coûts.

"Effectivement, j'applique un modèle qui, peut-être, ne plaît pas", ajoute-t-il, sur le fait de faire tourner le club en s'appuyant sur de la dette.

Gérard Lopez dans l'After: "Sauver le club, c'est tout ce qui m'intéresse

"La différence entre la commission d'appel et la situation d'aujourd'hui, c'est qu'on a simplfiié au maximum. (...) Le dossier en appel répondait à toutes les questions posées".

"Si je travaille sur le dossier jusqu'à deux ou trois heures du matin, ce n'est pas pour préparer une sortie, mais pour sauver le club. C'est tout ce qui m'intéresse aujourd'hui".

Gérard Lopez botte en touche sur Costil et les supporters

"Je n'en parlerai pas", déclare Gérard Lopez dans l'After Foot, à propos de l'affaire des accusations de racisme portées par des supporters à l'encontre de Benoît Costil.

"Il n'y a pas de stratégie avec les supporters", dit par ailleurs le dirigeant, interrogé sur sa proximité avec le leader des Ultramarines et d'autres supporters.

Si le recours auprès du CNOSF échoue, Bordeaux "ira en justice"

Gérard Lopez dans l'After Foot sur RMC: "Il resterait un appel possible, mais ce serait assez grave. (...) Il est clair qu'on ira en justice".

Les explications de Gérard Lopez sur Mouscron

Gérard Lopez dans l'After Foot sur RMC: "Mouscron, il y a un audit qui a été demandé par le conseil d'administration du Losc. Ce conseil d'administration avait décidé de faire l'opération, car moins cher en coûts que l'équipe réserve du Losc. J'étais minoritaire dans le conseil d'administration, qui a ensuite décidé de se retirer quand je suis parti. À partir du moment où les factures n'ont plus été payées, j'ai payé les salaires pendant sept ou huit mois".

Gérard Lopez se défend sur Boavista

Dans l'After Foot sur RMC, Daniel Riolo interpelle Gérard Lopez sur le Boavista FC, qu'il détient comme les Girondins de Bordeaux. L'homme d'affaires dément des problèmes de salaires impayés. "Jamais de la vie", nie-t-il. "Boavista, cette année, le club est inscrit en Liga sans apport externe, en autonomie complète", soutient-il.

Gérard Lopez annonce une réduction de la dette de 40 millions d'euros

"En première instance [face à la DNCG], il y avait un élément qui manquait pour des raisons assez claires et nettes. Lors de l'appel, deux cabinets d'audit reconnus mondialement, trois cabinets d'avocats, un tribunal de commerce ont travaillé sur les réponses aux demandes de la DNCG. Pour toutes ces personnes et institutions, elles étaient claires et nettes. Peut-être que la communication n'a pas été bonne. La motivation qu'on a reçue [de la DNCG] est assez étrange. On a travaillé à simplifier le tout. Depuis, on a fait deux choses: j'ai fait bloquer 24 millions au lieu des 10 au départ. Si le club reste en Ligue 2, l'argent lui revient. Puis on réduit la dette au niveau du club à hauteur de 40 millions. On a trouvé un accord avec les prêteurs, qui renoncent à 75% de la dette".

Gérard Lopez invité de l'After Foot ce mardi

Le président des Girondins de Bordeaux, Gérard Lopez, sera l'invité exceptionnel de l'After Foot, ce mardi à partir de 20h sur RMC. Son intervention sera à suivre dans ce direct commenté.

Le message fort des Girondins de Bordeaux qui font pression sur la FFF

Alors que le recours des Girondins de Bordeaux devant le CNOSF sera examiné le 19 juillet prochain selon L'Equipe, le club bordelais a publié sur son compte Twitter un long message dans lequel il fait pression sur la FFF. Le communiqué rappelle notamment que le Tribunal de commerce de Bordeaux avait validé le plan de financement, mais que malgré cela la DNCG avait décidé de relégué administrativement le club en National 1, tout en commettant des "erreurs manifestes" selon les conciliateurs du tribunal. Les Girondins disent remplir toutes les conditions pour évoluer en Ligue 2 et être prêts à débuter le championnat dès le 30 juillet prochain.

Une façon pour eux de faire pression sur le CNOSF et la FFF alors que le calendrier se resserre et que le club dispose de moins en moins de temps pour préparer sa future saison.

Les Parlementaires de Gironde lancent un appel à Amélie Oudéa-Castéra

Les Parlementaires de Gironde ont publié un communiqué à l'attention d'Amélie Oudéa-Castéra, la Ministre des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques, pour alerter sur la situation des Bordelais. "Les Girondins sont dans le coeur de bien des Français, dans leur dimension de club historique du championnat de France de football masculin. [...] La décision de la DNCG viendrait en réalité signer l'arrêt de mort de notre club, sa liquidation judiciaire, confient les dix signataires, qui affirment que "le Gouvernement doit se saisir du sujet", sachant que "300 emplois directs et au moins autant indirects en dépendent."

Le Tribunal de Commerce de Bordeaux pointe des "erreurs manifestes" de la part de la Commission d'appel de la DNCG

Dans un courrier dont Sud Ouest a pris connaissance, le Tribunal de Commerce de Bordeaux, par la voix de deux conciliateurs, a pointé quatre erreurs de la part de la Commission d'appel de la DNCG, qui a maintenu la décision d'une rétrogradation de Bordeaux en National 1.

Le premier concerne l'affirmation de la Commission comme quoi les 8,25 millions d'euros qui seront versés par la LFP suite à la prise de participation de CVC dans la société commerciale de la Ligue auraient été intégrés au budget prévisionnel et n'entrent pas dans les 40 millions d'euros de besoin supplémentaire de financement pour la saison 2022-2023.

Le deuxième pointe notamment l'augmentation de capital de 10 millions d'euros promise par Jogo Bonito, propriétaire du club, lors de la reprise en juillet 2021, qui n'aurait été effective qu'en juin 2022, selon la Commission. Mais en réalité, elle aurait bien été effectuée à l'été 2021 selon un procès verbal que s'est procuré le quotidien régional.

Le troisième point évoque l’augmentation de capital de 10 millions via la société de Gérard Lopez cet été et non prise en compte par la Commission en raison d'une confusion de celle-ci entre les termes résolutoire et suspensive. Enfin, les conciliateurs "constatent que la Commission d’appel de la DNCG, au mépris des dispositions légales en valeur, n’attache aucune valeur juridique" à l’ordonnance du tribunal de Commerce assurant que les Girondins n’étaient pas en cessation de paiement. Cette ordonnance soulignait également "le sérieux de restructuration" et "l’homologation des accords avec les créanciers".

Plus d'informations ici.

Gérard Lopez: "Les Girondins ne sont pas en cessation de paiement"

"Les Girondins de Bordeaux ne sont pas en cessation de paimeent. Les Girondins de Bordeaux sont en capacité d'aller en fin de saison sans vendre un seul joueur. C'est la différence principale entre les Girondins et tous les autres clubs qui ont eu des soucis. On ne peut pas comparer. Le faire, c'est de la mauvaise foi".

La conférence de presse est terminée.

Gérard Lopez explique pourquoi le club n'a pas encore vendu de joueurs

"Il y a un peu de tout. Il y a un peu d'attentisme. Mais on ne peut pas se foutre de la gueule du club, dire qu'il faut une ligne de crédit, puis autre chose et une autre... Ça ne marche pas comme ça. Il faut respecter l'institution. On a fait réponse à ce qui a été demandé".

"Si je suis joueur et que je suis en face d'un contrat de cession, de huit ou neuf millions, mais que je ne sais pas si le club sera encore là d'ici quelques semaines... Le club pourrait s'asseoir sur les millions, et [le joueur] pourrait ne pas s'asseoir sur une prime à la signature de deux ou trois millions. Les décisions prises bloquent la solution".

"Pas plus tard qu'il y a deux jours, le président d'un club en France m'a appelé pour un joueur. Il m'a fait une proposition et m'a demandé si on accélère avant la DNCG. Je lui ai dit que ça ne sert à rien, parce qu'il faut que l'agent et le joueur acceptent. Il y a de l'attentisme".

Gérard Lopez espère que la mobilisation des supporters aura une influence

"Le foot n'existe pas pour les hommes d'affaires, pour les fonds d'investissement. Le foot existe parce qu'il a des supporters, parce qu'il a des villes, des régions, une identité, des jeunes dans un centre de formation. Comment un engouement populaire ne pourrait pas répondre au besoin qu'a ce club aujourd'hui de faire passer un message? Pour moi, c'est primordial. Ce club n'existe que pour ça".

Gérard Lopez: "Si quelqu'un a un problème avec moi, qu'il me le dise en face"

"Mon club, c'est Bordeaux. Je suis convaincu que je me bats pour la bonne cause. Ce qui me révolte, c'est qu'on fait des comparaisons avec des clubs qui ne payaient plus rien. On n'a jamais failli à une facture de fournisseurs. Avec tout le respect que j'ai pour Strasbourg, il s'est reconstruit à partir de rien. Nous, ce n'est pas le cas. Il y a l'argent. Tout est là pour réussir. Ma bataille, c'est les Girondins. Si quelqu'un a un problème avec moi, qu'il me le dise en face, ce que peu oseraient pour de bonnes raisons. Ce qui m'intéresse, c'est sauver ce club, les emplois".

Gérard Lopez estime à "100%" les chances d'évoluer en Ligue 2

"Si les choses sont bien faites, 100%. Il s'agit d'avoir le budget pour la saison, on l'a. (...) Si la seule demande est de dire qu'il faut clarifier un sujet, mais on n'a répondu point par point à toutes les demandes qui ont été faites. Par le texte mais aussi par des actes juridiques".

Gérard Lopez dans le collimateur de la DNCG? "Je n'espère pas"

"Si c'était le cas, ce serait grave. Il faudrait savoir pourquoi. La seule raison, ce serait parce que je suis arrivé dans le foot français et que j'ai réussi à prendre des places européennes que d'autres clubs pensaient avoir à tout jamais. (...) Ce serait très grave de se payer 300 emplois pour cela. (...) Je n'espère pas, et je ne pense pas, en tout cas. Mais si c'est cela, c'est plus que grave".

"Que le CNOSF puisse se réunir sereinement"

Me Cotret: "Les créanciers sont de notre côté. Nous avons des ventes à venir, nous avons un actif. (...) On ne peut pas jouer l'avenir d'un club, parce qu'on n'aime pas quelqu'un ou pour des motivations personnelles. Il faut juger. Il faut que le CNOSF puisse se réunir sereinement, puisse examiner notre dossier. Nous demandons un examen le plus objectif possible".

Me Cotret, avocat du club: "Nous avons apporté les éléments"

Me Laurent Cotret: "Les éléments apportés à la DNCG d'appel étaient en nette amélioration, notamment les accords avec Fortress. (...) On estime que nous avons apporté les éléments qui permettent de démontrer qu'il y a une diminution de la dette et la fameuse couverture attendue par la DNCG pour l'achat de joueurs. Le reste étant les autres éléments de recette que tout club a. (...) C'est un peu surprenant d'en être arrivés à ce point. On a rempli la feuille, à partir de la décision de première instance. Très honnêtement, lundi soir, on avait le sentiment d'avoir coché toutes les cases".

Gérard Lopez: "On n'est pas ici pour mendier, parce qu'on a le budget"

"On n'est pas ici pour mendier. On est ici pour que ce club, qui représente une région, soit remis en Ligue 2. Sportivement, il y est allé tout seul. Mais si on ne mendie pas, c'est parce qu'on a le budget pour toute la saison. On veut que les bonnes décisions soient prises, en faveur du club, de l'écosystème, des employés. Pour la métropole, la perte, c'est 80 millions d'euros. Sans oublier les familles et tout ce qui va avec. On a l'argent, on a les fonds, le budget. On est ici clairement pour ce qui soit décidé soit juste".

Gérard Lopez: "On ne peut pas saisir un appel tant qu'on n'a pas la motivation de la décision"

"On n'a toujours pas de motivation de la décision, on trouve cela très grave. La montre tourne. On ne peut pas saisir un appel tant qu'on n'a pas la motivation. Cela fait 48h que le club court un risque majeur, que nous avons apporté toutes les réponses, que l'argent est bloqué sur un compte, et qu'on n'a toujours pas la motivation. Soit elle est extrêmement longue, pour des questions précises et courtes, soit il y a un autre problème. Cette motivation qui manque pose un énorme problème".

Gérard Lopez veut défendre le club et ses employés

"Il ne s'agit pas d'une décision personnelle, Gérard Lopez ou pas... Je porte cela, car ça représente quelque chose: ce club, 300 emplois, 1,5 million de personnes qui soutiennent, la métropole, la ville, les employés, les joueurs".

"On a les fonds pour aller jusqu'à la fin de la saison"

Gérard Lopez explique les solutions trouvées et présentées à la DNCG. "On a les fonds pour aller jusqu'à la fin de la saison", assure le président.

"La décision de la DNCG en appel, ce n'est pas juste débouter le club. C'est débouter deux conseils légaux, un tribunal de commerce, un conciliateur... Des gens qui ont accès aux mêmes documents, aux mêmes montants. Tout ce monde (...) a donné une réponse favorable".

Gérard Lopez assure que les ventes seront suffisantes

"Le montant des ventes dépassera largement ce qui est demandé", promet Gérard Lopez, qui admet que "on pouvait être critiquable sur la couverture de la vente des joueurs" lors du "premier passage devant la DNCG".

Gérard Lopez: "On a un projet qui tient la route"

"On croit dur comme fer qu'on a un projet qui tient la route. (...) Pour moi, pour le club, ce club a un futur qui est positif. Nettement plus positif que ce qu'il était lors de la reprise".

La conférence de presse débute

Gérard Lopez prend la parole. Il est accompagné par Thomas Jacquemier, directeur général délégué.

D'ici 14h15 ?

Ce nouvel horaire a manifestement été communiqué aux journalistes sur place.

La conférence de presse désormais programmée "vers 14h"

Il va donc falloir patienter pour écouter Gérard Lopez.

Une réunion entre Gérard Lopez et les élus de Bordeaux

D'après 20 Minutes, Gérard Lopez tient une réunion avec le maire Pierre Hurmic et le président de métropole Alain Anziani.

"Je ne comprends pas pourquoi ce qu'a validé le tribunal de commerce, la DNCG ne l'a pas validé. Ça, c'est quand même un des grands mystères", avait déclaré mercredi Alain Anziani, président de Bordeaux Métropole, propriétaire du stade Matmut Atlantique.

Dès mardi soir, lui et Pierre Hurmic avaient demandé dans un communiqué commun à la ministre des Sports Amélie Oudéa-Castéra, que "le CNOSF puisse se prononcer dans un délai compatible avec la reprise de la saison de la Ligue 2 (30 juillet), sur la portée des garanties apportées par les Girondins de Bordeaux auprès de la DNCG".

Conférence de presse à 13h30 avec Gérard Lopez

Le club a prévu une conférence de presse ce jeudi à 13h30. Le président Gérard Lopez sera présent. Ce sera à suivre dans ce live RMC Sport.

L'appel du maire de Bordeaux et du président de la métropole à la ministre des Sports

La mairie de Bordeaux et la métropole ont réagi ce mardi soir à la situation des Girondins dans un communiqué. En interpellant notamment la ministre des Sports, Amélie Oudéa-Castéra.

"Cette annonce est un véritable choc pour tous les supporters de ce club appartenant au patrimoine sportif girondin et véritable monument du sport français, indique le texte. C’est une catastrophe pour les équipes professionnelles, masculine et féminine, le centre de formation et surtout l’ensemble des salariés.

Il n’est pas concevable de s’en tenir à cette décision au regard des conséquences dramatiques pour le club et le territoire. En particulier, le tribunal de commerce de Bordeaux avait validé récemment les garanties négociées entre le club et ses créanciers, documents pourtant écartés par l’instance sportive. Des voies de recours comme la saisine du CNOSF ou du juge des référés du tribunal administratif sont ouvertes aux dirigeants du club.

Le président de Bordeaux Métropole, Alain Anziani et le maire de Bordeaux, Pierre Hurmic, quant à eux, en appellent à Madame la ministre des Sports, Amélie Oudéa-Castéra, pour que le CNOSF puisse se prononcer dans un délai compatible avec la reprise de la saison de la Ligue 2, sur la portée des garanties apportées par les Girondins de Bordeaux auprès de la DNCG."

Lilian Laslandes dans l'After: "Il vaut peut-être mieux repartir en National"

Invité de l'After Foot sur RMC, l'ancien attaquant international français Lilian Laslandes fustige une perte d'identité des Girondins de Bordeaux, avec qui il a été champion de France en 1999.

"Le problème, c'est comment les personnes gèrent ce club. L'identité des Girondins a complètement disparu. (...) J'ai joué huit saisons au club. Si je me présente au Haillan, je n'ai pas le droit d'entrer pour voir un entraînement. (...) C'est inacceptable", fustige Lilian Laslandes. "Les gens qui travaillent au Château depuis 20 ans à la cuisine ont été virées. Pourquoi? Parce qu'elles discutaient avec les footballeurs", s'indigne l'ex-buteur aujourd'hui âgé de 50 ans, déplorant ainsi le manque de reconnaissance de la direction actuelle pour les anciens et l'histoire du club.

"Ce monsieur (le président Gérard Lopez, ndlr), s'il arrive à trouver une solution pour rester en Ligue 2, pas de soucis. Mais le problème, c'est qu'on n'a plus notre identité. (...) Il vaut peut-être mieux aller en National et avoir des investisseurs de la région et, comme l'a fait Strasbourg, repartir avec des vraies valeurs".

"On va exercer un recours", confirme le DG des Girondins

Thomas Jacquemier, directeur général délégué des Girondins de Bordeaux, a réagi à la situation du club au micro de RMC Sport.

"C’est une décision incompréhensible et inacceptable, glisse-t-il. Depuis qu’on travaille sur cette décision de rétrogradation de la DNCG (en première instance, ndlr), on a réussi à arracher un nouvel accord avec nos créanciers qui bouclait en totalité nos besoins de financement. Cette décision menace clairement un très gros club français et 300 emplois. Le club ne va pas en rester là et va exercer un recours. On va se concentrer sur cette nouvelle procédure."

M.A.

Gérard Lopez parle d'une décision "injuste" et "inique", et promet se battre "jusqu'au bout"

La réaction du président-propriétaire du FCGB : "Cette décision injuste est inacceptable et incompréhensible. Je le dis très clairement ce soir aux supporters, aux Bordelais, et à tous ceux qui ont le sang marine et blanc : je me battrai jusqu’au bout et c’est la raison pour laquelle, nous avons décidé d’exercer un recours contre cette décision inique."

Le club confirme par communiqué qu'il va exercer un recours

Le club vient de réagir par communiqué.

"Le FC Girondins de Bordeaux va exercer un recours contre la décision incompréhensible de la FFF condamnant le club à sa disparition, écrit-il.

La commission d’appel de la FFF a confirmé la décision de la DNCG prononçant la relégation le FC Girondins de Bordeaux en National 1.

Le club exprime son incompréhension face à cette décision. Le club et son actionnaire ont en effet présenté un projet considéré par tous les professionnels comme solide et qui répond point par point aux attentes exprimées par la commission en première instance. 

Par cet effort collectif, le FC Girondins de Bordeaux dispose ainsi des moyens financiers pour participer au championnat de Ligue 2 la saison prochaine, avec le budget le plus élevé de ce championnat, et poursuivre son objectif de remontée rapide en Ligue 1. Il démontre l’engagement plein et entier de Gérard Lopez dans le sauvetage du club.

L’accord répond en effet en tous points aux exigences exprimées par la DNCG formulées lors de l’audience du 14 juin dernier pour un financement total de plus de 40M€ :

-    Un réengagement fort de l’actionnariat à travers une recapitalisation du club malgré le contexte ;

-    Une restructuration significative de la dette financière du club consentie par les créanciers ;

-    Un report et un rééchelonnement des loyers pour le stade, consenti par Bordeaux Métropole ;

-    Une ligne de trésorerie mise à la disposition du Club pour préfinancer son objectif de ventes de joueurs.

Par cette décision, la Commission d’appel de la FFF met en péril la survie du club, avec des conséquences désastreuses pour tout l’écosystème local : salariés, supporters, prestataires, bénévoles, élèves du centre de formation, exploitants du stade, et bien d’autres."

Les derniers recours que va tenter le club

Selon nos informations, les dirigeants bordelais devraient saisir le CNOSF, sans vraiment y croire. Ils vont également essayer de saisir le juge des référés du Tribunal administratif pour tenter de faire suspendre la décision, avant un jugement sur une annulation qui prendra plusieurs mois. Une décision favorable lui permettrait d’intégrer la Ligue 2.

Comme ils ont eu l’appui dans le dossier d’une ordonnance de conciliation du Tribunal de commerce de Bordeaux, les Girondins vont tenter en dernier recours de passer par la justice civile.

Si cela ne fonctionne pas, une liquidation judiciaire devrait être prononcée, le club ne pouvant assurer son train de vie en National 1. Et dans ce cas de figure, Bordeaux pourrait repartir... en National 3, la cinquième division française.

Bonsoir à tous

Bienvenue dans ce direct consacré à la crise aux Girondins de Bordeaux. Le verdict de la commission d'appel de la DNCG concernant les Girondins de Bordeaux est tombé ce mardi. Rétrogradé administrativement en National 1 en raison de dettes, le club évoluera bien en troisième division, ou plus bas encore, puisqu'il risque désormais la liquidation judiciaire...

RMC Sport