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Pourquoi Football Manager 2016 est indispensable

Football Manager 2016

Football Manager 2016 - DR

La célèbre simulation de gestion de football a sorti ce vendredi son édition 2016. Pourquoi, comme tous les ans, celle-ci est-elle indispensable ? RMC Sport vous dévoile les cinq raisons qui vont vous faire sortir le portefeuille. Et mettre sérieusement en danger votre ménage et votre vie sociale. Une année de plus.

Parce qu’on est enfin un coach, un vrai…

On n’en rêvait pas forcément mais l’idée est bonne, finalement. Dans Football Manager 2016, on peut créer son propre coach et le voir ensuite se déhancher sur le terrain pendant nos matches. L’outil de création de notre avatar nous permet de pratiquement tout faire : choisir sa couleur de cheveux, celle de ses yeux, d’avoir ou non une barbe, déterminer la couleur de son costume, être sans chemise (et sans pantalon ?) ou, pour les adeptes du coaching à la Guy Roux, son style de jogging ou de survêtement. Voilà de quoi apporter un peu plus d’humanité à un jeu qui en a longtemps manqué par le passé. Seul bémol ? Le rendu « Playmobil » n’est pas génial, notamment à cause du moteur 3D qui commence sérieusement à dater.

L'outil de création de son avatar propose beaucoup d'options
L'outil de création de son avatar propose beaucoup d'options © DR

Parce que créer son club, ça n’a pas de prix

Prometteur sur le papier, le concept est carrément fun à l’usage. Grâce au mode Create a club, vous allez pouvoir constituer votre propre Dream Team. On ne part pas cependant d’une page blanche : votre création se fera aux dépens d’un club déjà existant. Libre à vous ensuite d’en conserver ou non l’historique, le staff, le maillot, le logo, le nom du stade et… l’effectif. Attention toutefois : si jamais vous décidez de virer tout le monde au pas de charge, n’allez pas croire pour autant que les cordons de la bourse s’ouvriraient à vous. Il faudra recruter en fonction de la valeur qu’avait l’effectif précédent. Bref, si vous décidez de refaçonner le Red Star ou de vous en servir comme modèle, Lionel Messi ne plaquera pas tout à Barcelone pour vous rejoindre à Beauvais.

Avec 12,01 millions d'euros, il sera difficile de faire venir Lionel Messi au Red Star
Avec 12,01 millions d'euros, il sera difficile de faire venir Lionel Messi au Red Star © DR

Parce que maintenant, jouer contre un pote, ça a un sens

Avant, jouer à Football Manager avec des amis se résumait à des parties à plusieurs sur… un seul PC, parfois sur plusieurs, et depuis quelques années, à des longues sessions en ligne, avec un temps de jeu très, très long. Mais ça, c’était avant. Dans FM 2016, vous pourrez en découdre soit lors de confrontations en un contre un, avec un déroulé digne d’une bonne finale NBA (au meilleur des cinq matches), soit lors d’un mini-championnat (de 2 à 6 équipes) en match aller-retour, soit, enfin, lors d’une compétition regroupant jusqu’à 32 joueurs ! Après avoir créé son club, il faudra définir un budget (de 28,5 à 358 millions d’euros), le même pour tous, et se disputer les joueurs lors d’un mercato commun ! Dans cette lutte, ce sont ceux qui auront le plus de nez qui devraient tirer leur épingle du jeu. Comme d’habitude.

Vous aurez l'embarras du choix en mode multijoueur. Et quel choix !
Vous aurez l'embarras du choix en mode multijoueur. Et quel choix ! © DR

Parce qu’il n’a jamais été aussi simple à prendre en main

Souvent considéré par le passé comme un simple tableur Excel (pas totalement faux), Football Manager a beaucoup travaillé son interface ces dernières années. Cette version 2016 a encore franchi un cap, avec un menu de navigation épuré, clair, sur lequel toutes les informations importantes apparaissent en surbrillance. Un exemple ? Sans même le lire, on sait tout de suite si le rapport d’un recruteur est positif sur un joueur, grâce à un petit système de notation en étoiles. Mieux, les consignes tactiques attribuées à son équipe se font désormais via un écran bourré de graphiques et de pictos. Quant aux notes des joueurs, elles n’ont peut-être jamais été aussi précises, notamment pour le sol français (CFA, National, Ligue 2, Ligue 1) avec le recrutement de nouveaux scouts sur le territoire. On est un peu moins enthousiaste, en revanche sur l’apport de l’outil ProZone, qui permet de décortiquer par séquences le jeu de son équipe ou le match de ses joueurs. Il nous a paru un peu obscur et peut-être destiné à une autre cible : les vrais entraîneurs.

Où vais-je donc placer Adrien Rabiot ? Pas sur un côté visiblement...
Où vais-je donc placer Adrien Rabiot ? Pas sur un côté visiblement... © DR

Parce qu’il est peut-être le meilleur de la série

« Football Manager 2016 est, selon moi, le meilleur des jeux que nous avons pu produire et de loin », nous confiait le créateur du jeu, Miles Jacobson, quelques jours avant sa sortie. Difficile de lui donner tort. Oui, le moteur 3D est toujours aussi ignoble. Oui, on recense encore beaucoup trop de blessures de joueurs en cours de partie. Et on ne parle même pas de l’envolée des prix sur le marché des transferts (40 millions d’euros pour Boufal, ça fait cher quand même !). Mais jamais un Football Manager n’avait offert autant d’outils de personnalisation, un multijoueur aussi addictif, une expérience de jeu aussi simple d’utilisation et précise en termes de stats. Et une version stable… dès sa sortie. Enfin, si vous on dit qu’une partie en mode Touch (une version simplifiée du jeu, sans gestion du vestiaire et des médias) démarrée sur le PC pourra se finir au fond de votre « canap’ » sur votre tablette ou votre smartphone (et vice versa), vous n’avez plus de raisons de ne pas céder à la tentation.

Le moteur 3D est toujours aussi affreux, hélas
Le moteur 3D est toujours aussi affreux, hélas © DR
Alix Dulac