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Özil dénonce "de gros problèmes de racisme" en Allemagne

Dans un long entretien accordé au magazine The Athletic, Mesut Özil a pointé du doigt les problèmes de racisme qui existent aujourd’hui en Allemagne. Le milieu de terrain d’Arsenal est également revenu sur les conditions houleuses dans lesquelles il a mis fin à sa carrière internationale en 2018. Après avoir posé au côté du président turc, Recep Tayyip  Erdogan.

Après avoir pris sa retraite internationale en 2018 dans des conditions houleuses, en expliquant avoir été victime de critiques racistes après une photo avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, Mesut Özil en a remis une couche dans un long entretien accordé au magazine The Athletic. "Il y a de gros problèmes de racisme en Allemane. Regardez ce qu’il vient de se passer à Halle", a dénoncé le milieu de terrain d’Arsenal, en référence à l’attaque antisémite qui a fait deux morts au début du mois. "Malheureusement, le racisme n’est plus seulement un problème d’extrême droite dans ce pays. Il a migré au centre de la société", a ajouté le joueur de 31 ans.

Özil, qui a porté à 92 reprises le maillot allemand, est revenu sur son "divorce" avec la Manschaft avec laquelle il a remporté la Coupe du monde 2014 et dont il a été élu meilleur joueur 5 fois entre 2011 et 2017.

"Après le temps de la réflexion, je sais que c'était la bonne décision (...) Je ne dis pas que les gens doivent m'aimer mais juste montrer du respect pour ce que j'ai fait pour l'Allemagne."

"Dans l’équipe nationale, tout le monde s’est tu"

"Après la photo (où il donne son maillot à Erdogan, de passage à Londres au printemps 2018, ndlr) je ne me suis senti ni respecté ni défendu. Je recevais des insultes racistes, y compris de responsables politiques et de personnalités publiques, et personne dans l'équipe nationale n'est venu dire ‘Hey arrêtez, c'est un de nos joueurs, vous ne pouvez pas l'insulter comme cela !’. Tout le monde s'est tu et a laissé faire."

"Erdogan (qui a été témoin à son mariage quelques mois plus tard, ndlr) est le président actuel de la Turquie et je dois montrer du respect à cette personne, quelle qu'elle soit, a-t-il poursuivi. Si la chancelière Anglea Merkel était à Londres et demandait à me voir, à me parler, évidemment que je le ferais aussi. Il s'agit juste de montrer du respect à la personne la plus haut placée dans le pays".

AFP