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Super League: Bielsa tacle la mentalité des clubs les plus riches

Marcelo Bielsa a dénoncé ce lundi l’attitude des clubs de football les plus puissants de la planète et leur désir insatiable de richesse après la création de la Super League.

Leeds a privé Liverpool d’un quatrième succès consécutif en Premier League en arrachant le nul (1-1) ce lundi soir, au cours d’une soirée marquée par des protestations anti-Super League. Leeds et ses fans étaient vent debout contre le projet de Super League européenne porté par douze clubs, dont Liverpool. Avant le match, les Peacocks avaient tous porté des t-shirts "Méritez-la!" à l'avant pour protester contre la qualification automatique assurée aux membres fondateurs dans la nouvelle compétition envisagée. Le “football appartient aux fans", pouvait-on lire dans le dos. Un avis partagé par Marcelo Bielsa. L’Argentin a livré son sentiment sur ce projet réservé exclusivement à quelques cadors désireux de s’enrichir encore d'avantage.

Bielsa: "Cela ne devrait pas nous surprendre"

"Le problème fondamental, c'est que les riches aspirent toujours à être plus riches, sans tenir compte des conséquences pour les autres, a constaté ‘El Loco’ à la mi-temps du match, au micro de Sky Sports. À mesure qu'ils acquièrent plus de pouvoir, ils commencent à exiger plus de privilèges (...) Ce qui rend la compétition formidable, c'est la possibilité pour l'une des équipes faibles de se développer, pas de voir les grandes équipes s'affronter. Mais la logique du monde en ce moment, et donc celle du football, ce n’est pas ça. C'est que les puissants deviennent plus riches et que les faibles deviennent plus pauvres. Si c'est ce qui guide le monde en ce moment, pourquoi s’en étonner? Cela ne devrait pas nous surprendre."

Du côté de Liverpool, Jürgen Klopp et James Milner ont pris leurs distances avec le projet de Super League. "Les gens ne sont pas contents et je peux le comprendre, mais je n'ai pas grand-chose de plus à dire, pour être honnête, parce qu'on n'a pas été consultés lors du processus, ni les joueurs ni moi", a déclaré Jürgen Klopp. L'entraîneur allemand, qui s'était exprimé par le passé contre la création d'une Super League, a assuré qu'il n'avait "pas changé d'avis" sur la question. Après la rencontre, Milner, l'un des vice-capitaines des Reds, a été plus direct encore. "Cela soulève beaucoup de questions. Mon opinion personnelle, c'est que je n'aime pas ça et j'espère que ça ne se fera pas", a-t-il lâché, lapidaire, au micro de Sky Sports.

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La Super League

QM avec AFP