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PSG: 28 mois de prison requis contre Nasser Al-Khelaïfi dans le "Fifagate"

Le procès en appel de Nasser Al-Khelaïfi et Jérôme Valcke s'est ouvert cette semaine en Suisse. Le parquet a requis 28 mois de prison contre le président du PSG et du groupe beIN Media en raison d'une affaire supposée de corruption autour de l'attribution des droits TV de la Fifa. L'ex-numéro 2 de l'instance mondiale du foot risque lui 35 mois.

A l'heure où le PSG affronte le Real Madrid lors des huitièmes de finale de la Ligue des champions, Nasser al-Khelaïfi doit repasser devant la justice suisse. Acquitté en première instance en octobre 2020, le président du PSG doit encore se défendre après un appel interjeté par le parquet devant la Cour d'appel du Tribunal pénal fédéral (TPF). Le dirigeant du club francilien est inquiété pour une affaire liée à ses fonctions comme dirigeant du groupe beIN Media au moment de l’attribution de droits TV en marge du tristement célèbre "Fifagate".

Le parquet suisse a requis ce mardi 28 mois de prison contre le président de beIN Media et du PSG, Nasser al-Khelaïfi, ainsi que 35 mois contre l'ancien numéro 2 de la Fifa, Jérôme Valcke, dans ce procès en appel. Le troisième prévenu, le Grec Konstantinos Nteris, fait face à une sanction potentielle de 30 mois de prison.

Une affaire liée aux Coupes du monde 2026 et 2030

A la différence de la première instance, à l'automne 2020, la procureure fédérale Cristina Castellote n'a pas demandé de sursis partiel. Comme lors du premier procès en 2020, le président du Paris Saint-Germain est poursuivi pour "instigation à gestion déloyale aggravée" dans le dossier des droits donnés aux médias pour les Coupes du monde 2026 et 2030.

Dans le volet le plus médiatisé de cette affaire, Nasser Al-Khelaïfi et Jérôme Valcke sont accusés d'avoir conclu un pacte dans le dos de la Fifa en vue de l'attribution de droits TV. Jérôme Valcke est soupçonné d'avoir monnayé son soutien à beIN en échange d'une luxueuse villa sur la Côte d'Emeraude sarde, achetée pour lui 5 millions d'euros fin 2013 par une société brièvement détenue par Nasser Al-Khelaïfi. L'ancien secrétaire général de la Fifa avait sollicité l'aide du dirigeant qatarien pour financer la "Villa Bianca", quelques mois avant la signature en avril 2014 d'un contrat entre beIN et l'instance du football portant sur les droits en Afrique du Nord et au Moyen-Orient des Mondiaux 2026 et 2030.

Les deux dirigeants avaient été acquittés en première instance dans ce dossier, Jérôme Valcke écopant simplement d'une amende dans une accusation secondaire et indépendante à celle-ci. Selon les éléments rapportés par le journal L'Equipe, le jugement sera mis en délibéré en raison de la complexité du dossier. Aucune décision ne devrait être prononcée avant plusieurs semaines.

JGL avec l'AFP