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Riolo : "L’OM épate, le PSG stagne..."

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Retour sur la J9 de Ligue 1…

Avant le match, le PSG était quand même à 8 points de l’OM. Il s’agissait donc de réduire cet écart. De livrer enfin un bon match en L1. A la 9e journée, il est temps non ?

L’ASM vient avec un 451, mais pas tendance béton. Et puisque cette rencontre a un parfum Ligue des Champions, l’odeur doit convenir à un Monaco qui n’aime pas les matches fermés.

Le match est vite agréable. C’est techniquement juste. Paris fait le jeu, domine, mais l’ASM parvient à sortir. Moutinho est très proche de la pointe, Ocampos, et l’aide à gêner la première passe parisienne. Le portugais qui est quand même bien plus à l’aise quand ça joue au foot, quand il n’a pas sur le dos les « bourrins » made in L1…

Quand l’ASM a le ballon, c’est pas la panique pour vite jouer devant. Ça pose le jeu sans complexe.

L’emprise du PSG existe, mais on a vite le sentiment qu’il faudra hausser le rythme pour passer devant. Placé en 10, Pastore semble avoir les clefs. Comme d’habitude, ses gestes « masterclass » éclairent le jeu parisien.

La première période est équilibrée, intéressante. Légèrement à l’avantage du PSG. La frappe de Carrasco sur la barre juste avant la pause indique néanmoins que cet ASM est largement à la hauteur dans cette partie.

Verratti blessé, Blanc change tactiquement. Bahebeck le remplace et donne un aspect plus offensif à Paris.

Le match reste bon et équilibré. Paris ne monte cependant pas assez son niveau. Devant, Cavani tombe dans la crise de confiance en cafouillant à peu près tout ce qu’il touche.

En lançant Bernardo Silva, Jardim voit plus loin que le 0/0.

La pression du PSG est peu à peu plus nette. Monaco est obligé de reculer et de jouer en contre.

C’est sur une action initiée évidemment par Pastore que Paris ouvre le score. Monaco a été plutôt bon jusque-là, mais va devoir, à présent, proposer encore plus.

Paris gère et n’exploite pas ses situations offensives. Jardim déséquilibre tout en mettant une pointe de plus, Germain.

Le PSG joue les dernières minutes dans son camp. On est loin de la maîtrise attendue chez une équipe de ce calibre. Et à force de reculer, de faire n’importe quoi en relance, le PSG craque. 1/1.

Le PSG est loin de la tête, trop loin.

Sinon on va encore s’interroger sur les changements de Blanc. Cavani ne souffle jamais. Pastore sort alors qu’il survole son match. Cabaye entre et ça sert à rien… Rien de neuf chez celui qui fait office de coach au PSG… 

Quand on a du style, qu’on joue bien et qu’en plus on obtient des bons résultats, on est aimé. Etonnant ? Pas vraiment. Mais comme en L1, on n’est pas vraiment habitué à ça, on est presque surpris. L’OM est ainsi en train de séduire tout le monde. Bien au-delà de ses supporters. Il faut dire que c’est quand même difficile de ne pas apprécier cet OM. A Caen, il est pourtant passé tout près d’un résultat inattendu. Un nul en Normandie aurait pu être analysé comme une contre-performance. Et avant ce but de Gignac à la dernière minute, on n’avait pas vu un OM aussi bon que sur les derniers matches. Marseille s’est créé plusieurs belles occasions, mais est tombé sur un gardien qui fait un gros match, ça arrive. Globalement, l’OM a moins maîtrisé son sujet. Le pressing fut moins constant. En résistant et en étant mieux que des spectateurs, Caen a parfois gêné l’OM. En pressant Imbula, Payet, d’autres équipes pourront perturber le jeu marseillais.

Mais même en étant moins bon, notamment dans une seconde période moyenne, l’OM est allé arracher une 7e victoire de suite. Un succès finalement bien mérité. 

Bien plus méritée encore, la victoire de l’OL. Le genre de match qu’on va dire de « référence ». En récupérant des joueurs importants, l’OL a totalement dominé son très moche adversaire du jour. Lille a pris une leçon de foot, Girard a terminé en tribunes. Entre les deux équipes, techniquement et dans les intentions, il y a eu un monde.

Le LOSC, c’est un peu l’OM à l’envers. Sans style, pas de jeu, l’équipe est de plus en plus détestée. Tout le contraire de ce que voulait Seydoux pour son club.

L’OL est donc revenu dans le coup. Les deux matches qui viennent pourraient leur permettre de confirmer l’embellie. Juste avant le grand rendez-vous face à l’OM. 

Sinon, il faut aussi noter le retour de la « Gillot Touch » à Bordeaux. En livrant un sale match à Reims, Bordeaux a semblé mettre de côté pour un soir tout ce qu’il nous avait montré de bien cette saison. L’autre défaite notable, c’est celle de Saint-Etienne devant Toulouse. On l’a peu dit, mais les Verts ne sont pas bons, cette année. C’est pas qu’ils étaient bons dans le jeu avant, mais l’intensité qu’ils mettaient suffisait souvent. Cette saison, il y a l’Europa League. Et comme souvent pour nos clubs de L1, c’est un problème.

Les 3 équipes qui ont joué jeudi ont d’ailleurs perdu. On le sait, on va nous le répéter encore. Le foot français ne peut pas, ne sait pas, jouer le jeudi et le week-end ! C’est impossible…

Daniel Riolo