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AC Milan: Zlatan rêve encore de gagner la Ligue des champions

Dans un long entretien à France Football, Zlatan Ibrahimovic confie son envie de remporter la Ligue des champions avant la fin de sa carrière. Et explique pourquoi il ne se sent pas inférieur à Cristiano Ronaldo ou Lionel Messi.

On peut avoir 39 ans, avoir été champion en Espagne, en Italie et en France, avoir joué pour les plus grands clubs européens, compter plus de 500 buts en carrière, mais ne pas être rassasié. Zlatan Ibrahimovic est comme ça, il en veut toujours plus. Et il sait très bien quelle compétition il compte remporter avant de prendre sa retraite : la Ligue des champions.

"Si je l'avais gagné, ç'aurait été merveilleux. Je ne l'ai pas remportée mais ça ne fait pas de moi un moins bon joueur. C'est comme les mecs qui me disent : "Zlatan, tu n'as pas gagné la Coupe du monde, t'es pas un bon joueur." OK... C'est plus simple de gagner la Coupe du monde quand t'es français plutôt que suédois. Après, pour revenir à la Ligue des champions, plus tu attends, plus c'est agréable de la gagner, non ? J'ai encore des objectifs. Je veux la gagner. En club, j'ai tout gagné à part la Ligue des champions. Mais je ne me plains pas car j'ai fait plus que beaucoup d'autres. Je suis heureux", raconte-t-il dans un long entretien à lire dans le dernier numéro de France Football.

Quart-de-finaliste de la Ligue des champions avec l’Ajax (2003), la Juve (2005, 2006), Milan (2012) et le PSG (2013, 2014, 2015, 2016), il avait surtout atteint le dernier carré avec Barcelone en 2009-2010. L’Inter Milan, le club qu’il avait quitté l’été précédent, avait mis fin à ses rêves de C1 en demi-finales. Avec l’AC Milan, il tentera d’abord cette saison de sortir d’une poule relevée dans laquelle on retrouve Liverpool, l’Atlético et Porto. Avant, peut-être, de penser à la victoire finale, lui qui ne veut pas être comparé à deux autres monstres de son époque, Lionel Messi et Cristiano Ronaldo.

Zlatan ne veut pas être comparé à Ronaldo ou Messi

"Si vous parlez de qualités intrinsèques, je n'ai rien de moins qu'eux, assure-t-il dans cette interview. Si vous regardez les trophées, oui, je n'ai pas gagné la Ligue des champions... Mais je ne sais pas comment vous calculez les choses. Je ne suis pas obsédé par ça. Car quand tu fais de bonnes choses collectivement, l'individuel suit. L'individuel ne peut pas être bon si le collectif n'est pas bon. (…) Je ne pense pas que ce soit pertinent de comparer les joueurs les uns avec les autres. Chacun a joué dans sa génération, avec des coéquipiers différents... Difficile de comparer. Je pense que chacun a son histoire et doit la regarder en face."

RR