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Fiorentina: A 36 ans, Ribéry a "encore la même faim"

Dans un entretien exclusif accordé au Corriere dello Sport ce vendredi, Franck Ribéry est revenu sur sa nouvelle expérience à la Fiorentina. Et à 36 ans, l’ancien international français ne semble pas avoir envie de raccrocher.

Franck Ribéry (36 ans), arrivé cet été à la Fiorentina après douze ans au Bayern Munich, l’ancien international tricolore s’est confié au Correre dello Sport ce vendredi, dans un entretien fleuve. "Je suis vrai", titre le quotidien transalpin. L’attaquant français parle notamment de son expérience à la Viola et des offres venues de clubs émiratis, chinois ou russes, où il aurait perçu des émoluments bien plus élevés. Mais "Kaiser Franck" préfère le challenge.

"Je ne sais pas vivre sans la pression et la tension de la veille, sans le voyage en bus jusqu'au stade, le vestiaire avant un match important, raconte l'ancien joueur de l'OM. Le vrai football. Quand j'ai parlé à la femme de la proposition de la Fiorentina, elle m'a dit: 'Je te connais depuis vingt ans, je sais tout de toi, je sais que tu as besoin de motivation et que l'argent passe après'."

"Aujourd’hui, les jeunes veulent tout, tout de suite"

Ribéry évoque un épisode de sa jeunesse, prouvant sa passion et sa détermination précoce pour le ballon rond, l’occasion d’envoyer une petite pique sur le comportement des jeunes dans le football moderne.

"À 16 ans, je suis allé en voiture avec un ami qui avait le permis passer un essai à Arles, en troisième division, raconte-t-il. On a parcouru plus de 1000 kilomètres en voyageant de nuit. L'essai était à 15 heures, on est arrivés une demi-heure avant et j'ai joué sans même avoir mangé. Sacrifices, passion, difficultés, faim. À 36 ans, j'ai encore la même faim qu'à l'époque. Aujourd'hui, les jeunes veulent tout, tout de suite, j'espère les aider avec mon expérience.

Pas fan du VAR

Parmi les thèmes d'actualité évoqués, le VAR: "Je suis partagé, je n'aime pas mais je m'adapte, tranche le Français. J'ai du mal avec les interruptions d’une, deux, trois minutes pour revoir une action. Je préférais le football sans VAR, mais si c'est la règle, je la respecte."

Suspendu trois matchs (avec 20 000 euros d’amende) après avoir bousculé un arbitre assistant lors de la confrontation Fiorentina-Lazio (1-2) le 27 octobre, Ribéry est revenu sur ce coup de sang: "J'aurais dû éviter cette réaction, je me suis excusé mais cela ne m'a pas suffi. Une tristesse infinie, assure-t-il. L'instinct, la tension du match ont prévalu sur l'expérience. C'est mal, très mal. En plus, je n'avais jamais eu de gros problèmes avec les arbitres."

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BB