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Naples: contre la Super League, De Laurentiis aimerait un tournoi à 30 clubs

Détracteur assumé du projet mort-né de Super League, Aurelio De Laurentiis ne semble toutefois pas totalement contre l’idée d’une compétition européenne… relativement similaire. A la différence près que Naples en ferait partie.

"J’ai toujours dit à Agnelli qu’il faisait une erreur avec la Super League parce qu’ils voulaient devenir les principaux acteurs du système, mais démocratiquement, nous devons laisser la porte ouverte à tout le monde." Dans la Gazzetta dello Sport, le 15 juin dernier, Lorenzo De Laurentiis semblait clair: il n’était pas favorable à la création d’une Super League par les douze clubs frondeurs, un énorme projet mort-né quelques semaines plus tôt.

Mais dans le même média Italien, deux semaines plus tard, le sulfureux président de Naples ne paraît plus aussi tranché, et songerait même la possibilité de monter une compétition… entre 30 des plus gros clubs européen:"Cela fait des années que je dis qu’il faut créer un championnat européen plus équilibré. (…) Les cinq pays les plus importants sont ceux qui réalisent le plus gros chiffre d’affaires, et peuvent investir le plus. L’Espagne, la France, l’Allemagne, l’Italie et l'Angleterre pourraient y participer avec six équipes, pour un total de trente. 29 matchs secs, alternant matchs à domicile et à l’extérieur."

"Avec Florentino Perez, j’ai pris le petit déjeuner plusieurs fois"

Contre une Super League, mais pour une compétition visiblement plutôt fermée à laquelle prendraient part cinq des championnats européens… La position de De Laurentiis est difficilement lisible sur le sujet, lui qui qualifie la Super League de "supercherie".

Pour rappel, le Napoli n’avait pas été intégré au projet de super-compétition européenne initié notamment par Andrea Agnelli et Florentino Perez, les présidents de la Juventus Turin et du Real Madrid. Il le serait probablement dans cette compétition relativement similaire née de l’esprit du producteur de cinéma.

"Avec Florentino Perez, j’ai pris le petit déjeuner plusieurs fois. Non, il ne m’a jamais contacté, a-t-il assuré ce mercredi. Je n’ai jamais été favorable à la Super League, car ce n’est pas en faisant un tournoi à douze avec des invitations que l’on résout les problèmes du football. Vous ne les résoudrez que si vous prenez conscience que la Ligue des champions et la Ligue Europa ne servent à personne." Et si elles pouvaient servir les intérêts du Napoli, tant qu’à faire.

Romain Daveau Journaliste RMC Sport