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Serie A: leader invaincu, attaque de feu… Pourquoi Naples est aussi fort cette saison

Naples s’est offert une treizième victoire consécutive (toutes compétitions confondues) en étrillant Sassuolo ce week-end en Serie A (4-0). De quoi permettre aux partenaires de Khvicha Kvaratskhelia de rester invaincus et de conforter leur avance en tête du championnat. En développant un jeu particulièrement spectaculaire.

Naples n’a plus régné sur "la botte" depuis le départ de Diego Maradona. L’ancien n°10 argentin a offert au club de Campanie les deux seuls titres de son histoire, en 1987 et 1990. Plus de trente après, le Pibe de Oro n’est plus de ce monde, mais son visage orne les murs de la ville et ses successeurs évoluent dans un stade qui porte son nom. Avec l’espoir de perpétuer son héritage. Une mission qui semble à la portée de l’équipe dirigée par Luciano Spalletti. Depuis le début de la saison, le Napoli enchaîne les sorties convaincantes et spectaculaires.

Devant des tribunes en fusion, les coéquipiers de Victor Osimhen ont étrillé Sassuolo samedi en Serie A (4-0). L’attaquant nigérian de 23 ans, auteur de 8 buts en 10 apparitions (toutes compétitions confondues), en a profité pour devenir le cinquième Africain à marquer trois fois dans un match du championnat italien (après George Weah, Patrick Mboma, Keita Baldé et Mohamed Salah). De quoi permettre à Naples (10 victoires et 2 nuls en 12 journées) de conforter son avance en tête du classement, avec 5 points d’avance sur l’Atalanta Bergame et 6 points sur l’AC Milan (qui se déplace ce dimanche soir au Torino).

Une série d’invincibilité historique

Les Paternopei en sont désormais à treize victoires consécutives (sur tous les tableaux), meilleure série de leur histoire. Mieux que la bande à Maradona à la fin des années 1980. Depuis le début de la saison, Naples est la seule équipe toujours invaincue dans les cinq grands championnats, avec le PSG. Une réussite avant tout offensive. En 17 sorties, les partenaires de Khvicha Kvaratskhelia ont inscrit 50 buts. Soit une moyenne de près de 3 buts par match. Avec de gros cartons au passage.

Au mois d’octobre, le Napoli a terrassé deux fois l’Ajax en Ligue des champions, (6-1 à Amsterdam, puis 4-2 à domicile). L’Hellas Vérone (2-5), Monza (4-0) ou la Cremonese (1-4) en ont également fait les frais. Liverpool aussi a pris son tarif (4-1) dans un groupe A où les Napolitains ont réalisé un carton plein (cinq victoires en cinq matchs), avant de se rendre à Anfield mardi pour clore la phase de poules d’une compétition dont ils n’ont jamais dépassé les 8es de finale.

Kvaratskhelia, le nouveau chouchou

Autant dire que l’ambiance est volcanique au pied du Vésuve, où des milliers de tifosi se régalent à chaque sortie de leur club de cœur. Avec un regard particulier pour Khvicha Kvaratskhelia. Virevoltant sur son aile gauche, le Géorgien au nom imprononçable (dites "Cuarascelia") est la grande révélation de ce début de saison. Recruté pour 10 millions d’euros au Dinamo Batumi lors du mercato estival, le successeur de Lorenzo Insigne (parti au Toronto FC, en Major League Soccer) émerveille tout le monde, au point d’avoir été rebaptisé "Kvaradona" (en référence à Maradona) de l'autre côté des Alpes.

Avec 8 réalisations et 10 passes décisives en 16 apparitions (toutes compétitions confondues), le dribbleur de 21 ans fait des différences énormes sur le pré. Son volume de jeu, ses inspirations techniques et sa grinta de tous les instants en font un danger permanent pour les adversaires. A ses côtés, Spalletti peut s’appuyer sur des éléments efficaces pour faire la différence, à l’image de Giovanni Simeone (6 buts), le fils de Diego Simeone, Giacomo Raspadori (5 buts) ou Matteo Politano (4 buts). Dans un système en 4-3-3 tourné vers l’avant.

Ndombélé de retour en forme

Frank Anguissa, l’ancien joueur de l’OM, stabilise l’entrejeu en compagnie du Polonais Piotr Zielinski, du Slovaque Stanislav Lobotka ou Tanguy Ndombélé. Depuis son arrivée en provenance de Tottenham, sous la forme d’un prêt avec option d’achat, l’international français s’est parfaitement relancé. Au point de rêver de la Coupe du monde 2022 avec les Bleus?

Au-delà de sa puissance de frappe, le Napoli peut aussi compter sur une arrière-garde solide, à l’image de sa charnière composée du Sud-Coréen Min-jae Kim et du Brésilien Juan Jesus (ou de l’Albanais Amir Rahmani). Le capitaine Giovanni Di Lorenzo apporte son expérience dans le couloir droit, le Portugais Mario Rui s’en charge à gauche. Derrière eux, le gardien Alex Meret fait le job sur sa ligne. De quoi envisager un horizon ensoleillé pour la troisième plus grande ville d’Italie. Avec l’espoir d’agrandir son armoire à trophées au printemps prochain. A condition de garder ce rythme impressionnant dans les mois à venir.

https://twitter.com/AlexJaquin Alexandre Jaquin Journaliste RMC Sport