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Stéphan : "Pour son bien, il faudrait certainement que Camavinga fasse une année supplémentaire au club"

Julien Stéphan espère pouvoir conserver Eduardo Camavinga (17 ans) une saison supplémentaire alors que des cadors européens s’intéressent de près à ses performances. Mais cela ne le déstabilise pas assure l’entraîneur du Stade Rennais.

Rennes affronte Bordeaux samedi (20h45, 19e journée de Ligue 1) mais il fut surtout question d’Eduardo Camavinga, ce vendredi lors de la conférence de presse de Julien Stéphan. Le milieu de terrain de 17 ans, qui va participer à la cérémonie de sa naturalisation française ce vendredi, est l’objet de toutes les convoitises de la part de cadors du football européen (le Real a notamment été cité). Interrogé sur un éventuel départ de sa pépite l’été prochain, l’entraîneur rennais laisse entendre qu’il ne maîtrise pas toutes les clés mais livre un conseil à l’international Espoirs français.

"Ce qu’il se passera dans six mois…"

"Il sait qu’il est dans un environnement très favorable pour son épanouissement, situe-t-il. Il en a parfaitement conscience. Pour le reste, je ne peux pas répondre à votre question. Si je devais me positionner aujourd’hui, je dirais que pour son bien, il faudrait certainement qu’il fasse une année supplémentaire au club pour continuer à se développer, à grandir. Mais ce qu’il se passera dans six mois… Six mois dans le foot, on ne sait pas. On verra. Laissons-le continuer à s’épanouir et à grandir dans la sérénité."

Pour l’entraîneur rennais, les rumeurs à son sujet ne perturbent pas le natif de Cabinda (Angola). "Il ne laisse rien transparaître, confirme-t-il. Il y a forcément des émotions et des choses qui doivent se passer à l’intérieur de lui mais il ne les extériorise pas et je trouve que ça n’a pas d’impact ni sur son comportement, ni sur ses performances, pour l’instant. Mais il faut rester sur le qui-vive parce qu’il se dit beaucoup de choses et qu’il se passe beaucoup de choses autour de lui."

Un bras de fer? "Non, il n’est pas comme ça"

"Ce n’est pas anodin ce qu’il se passe, poursuit-il. Quand on voit les chiffres qui sont annoncés (une somme 'à neuf chiffres' a été citée cette semaine dans la presse), la nature des clubs qui se positionnent sur lui, ce n’est pas neutre. Pour un joueur expérimenté, c’est déjà difficile à gérer alors, pour un gamin de 17 ans, ça l’est encore plus. On est en alerte pour l’accompagner de la meilleure manière possible."

Stéphan ne s’est pas arrêté sur la difficulté, pour lui, de gérer ce genre de cas. "Moi, ce n’est pas grave, ce qui m’intéresse c’est que le joueur reste dans les bonnes dispositions mentales, garde de la sérénité et surtout de la joie de vivre et de jouer." Il n’imagine pas non plus une seconde que l’enfant du club (il l’a rejoint à 10 ans) puisse partir au bras de fer pour un départ l’été prochain. "Non, il n’est pas comme ça", conclut-il.

NC avec Pierre-Yves Leroux