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JO 2016, basket – De Colo : « Je ne laisse pas ma belle-famille supporter l’Espagne devant ma fille »

Nando de Colo contre la Serbie

Nando de Colo contre la Serbie - AFP

L’équipe de France de basket retrouve l’Espagne ce mercredi (19h30) en quart de finale des JO 2016. Un classique désormais, tant les deux nations se retrouvent souvent en compétition. Un match particulier aussi pour Nando de Colo, dont la belle-famille est espagnole.

L’équipe de France retrouve une nouvelle fois l’Espagne sur sa route…

Comment cela pouvait-il se terminer autrement ? On est sur le point de tourner une page avec les retraites annoncées de Tony (Parker), Flo (Pietrus) et Mike (Gelabale). On a commencé avec l’Espagne donc il faut bien que ça se termine avec eux. On est content de les rejouer, ça nous permet d’avoir une revanche sur les JO 2012 et sur l’année dernière au Championnat d’Europe.

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Il y aura donc un sentiment de revanche pour vous ?

Il y a un sentiment de revanche par rapport à tout ce qui a pu se passer, je pense que ça a été la grande équipe de ces dix, quinze dernières années. On a réussi à hausser notre niveau pour arriver au leur, et maintenant c'est, c'est l’équipe contre laquelle on sait que tout va se jouer encore une fois.

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Avez-vous déjà ressenti parfois un manque de respect des Espagnols ?

 Pendant plusieurs années, ils nous ont regardés de haut. Je me souviens de la demi-finale où on est à -20, ils savent que la plupart d’entre nous parle espagnol donc ils nous ont bien chambré. Et ça m’est déjà arrivé aussi sur des matchs où on perd d’aller leur serrer la main. Alors que dans le sens inverse, c’est déjà arrivé qu’ils perdent et qu’ils passent à côté de nous sans forcément avoir cette forme de respect.

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Comment jugez-vous la progression des Bleus ?

Je pense qu’on est au niveau qu’on souhaitait atteindre. On était contents de se qualifier pour les JO il y a quatre ans, où le quart de finale contre l’Espagne s’était mieux passé que les précédents mais n’était pas encore au niveau de nos espérances. J’espère qu’on aura appris de tous ces matchs pour pouvoir passer maintenant ce quart de finale dans une compétition olympique.

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Comment cela se passe-t-il avec votre belle-famille espagnole ?

Ça se passe bien. Maintenant ils savent que pour un match de basket, ils vont plus me supporter moi que l’Espagne. Et puis je ne les laisse pas supporter l’Espagne devant ma fille. C’est quelque chose à laquelle ils font vraiment attention, et ils sont corrects là-dessus. Après quand ça parle d’un match de foot, de hand ou de volley, là chacun fait un peu ce qu’il a envie.

Rédaction avec F.G