RMC Sport

JO 2021: comment le handball français apprivoise le protocole sanitaire strict

Les équipes de France de handball sont sur le sol japonais depuis plus de quatre jours pour peaufiner leur préparation avant les Jeux olympiques 2021 de Tokyo (23 juillet-8 août). L’occasion de se familiariser avec un protocole sanitaire lourd.

Ils ont pris leur quartier à Koshu à 120 kilomètres de Tokyo, une petite ville de 34 000 habitants dans un hôtel entièrement privatisé et mis à leur disposition tout au long de leur séjour. Les équipes de France de handball ont été parmi les premiers athlètes français à se frotter au protocole sanitaire mis en place pour l’évènement.

"Ça s’enchaîne rapidement à l’aéroport avec 1 à 2 heures de marche pour passer chaque cellule et effectuer toutes les procédures, avec, enfin, un test salivaire. Nous effectuerons d’ailleurs un test quotidien avant chaque petit-déjeuner, détaille Allison Pineau. Ce n’est pas très agréable de ne pas pouvoir sortir car on aimerait pour voir ce qu’il y a autour, mais on s’y fait. Ce sera hôtel-salle, salle-hôtel : cela ne changera pas trop de nos habitudes en compétition."

La demi-centre des Bleues reste positive à une petite semaine du lancement des Jeux olympiques. "Il faut se sentir privilégiée et voir le bon côté des choses. Les JO vont avoir lieu, c’était notre souhait. C’est une opportunité supplémentaire pour décrocher le seul titre qui nous manque.3 Le sélectionneur de l’équipe de France féminine est lui complètement focalisé sur la performance sportive. "Pour nous ce sont des Jeux comme les autres, avec un enjeu aussi important, confie le Olivier Krumbholz. On se concentre sur notre équipe."

>> JO 2021: les infos en direct

Le médecin des Bleus : "Une prison ? C’est plutôt une prison dorée ! On est dans de très belles conditions."

Le médecin des Bleus Pierre Sébastien ne se plaint des conditions. "On emploie souvent le terme de prison… C’est plutôt une prison dorée! On est dans de très belles conditions, un hôtel merveilleux, avec une piscine, des bus, des gens chaleureux, confie-t-il. On nous apporte tout ce qu'on demande. C'est vrai que l'on vit entre nous, que l'on sort peu à l'extérieur et que l'on a peu de contacts avec nos supporters et nos familles, mais ça reste des conditions largement acceptables par rapport à ce que les gens des autres sports et le commun des mortels vivent." Les staffs font tout pour respecter scrupuleusement les consignes sanitaires. Chambres individuelles, distance de 2 mètres pendant les repas, un seul athlète par table pour manger afin de limiter les cas contacts.

Les joueurs et joueuses sont néanmoins habitués désormais à l’isolement après avoir disputé l’Euro 2020 au Danemark pour les femmes et le mondial en Egypte pour les hommes dans les mêmes conditions. Seul regret pour certains joueurs, ne pas pouvoir profiter des Jeux pour s’imprégner de la culture japonaise. "Personnellement, oui, je suis frustré parce que je suis un fan de culture japonaise, de mangas, nourriture et jeux vidéo, ce sont des choses importantes ici, lâche l’arrière droit Nedim Remili. C'est clair que j'aurais aimé les découvrir plus intensément, mais on est là pour une raison, ce sont les JO. On va continuer à tenir cette bulle jusqu'à la fin des JO, et j'espère ramener une médaille." Les Bleu(e)s rejoindront le village olympique ce mardi 20 juillet avec quelques jours d’entrainement à Tokyo avant de basculer dans la compétition.

Nicolas Paolorsi au Japon