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JO 2021: France Télévisions se défend sur les coupures pub et les bascules

France Télévisions se défend face aux nombreuses critiques de téléspectateurs sur la diffusion de coupures publicitaires ou de bascules entre deux chaînes en plein cœur de moments décisifs lors des Jeux olympiques de Tokyo 2021.

Spots publicitaires à quelques touches d'une médaille d'or olympique, changement de chaîne... Quelques couacs ont provoqué une vague de critiques à l'encontre de France Télévisions sur la couverture des Jeux olympiques de Tokyo 2021. Le groupe public détient les droits gratuits des JO et jongle entre ses trois chaînes (France 2, France 3 et France 4 pour les sports collectifs) pour proposer le plus d’épreuves à ses téléspectateurs. Mais le timing de certaines coupures a provoqué une vague de mécontentement sur les réseaux sociaux.

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Ce fut notamment le cas lors de la finale de fleuret par équipe de l’équipe de France. Le lancement d’une page de publicité à quelques touches de la fin du duel et de l’or olympique pour les Bleus a engendré la colère de téléspectateurs. Le journaliste de la chaîne, Nathanaël de Rincquesen, qui commentait la finale a lui-même regrette ce timing dans un tweet, qu’il a finalement supprimé. Lauren Luyat, animateur des émissions de la chaîne, a aussi donné quelques explications en assurant ne pas maîtrises ces coupures.

"L’écran publicitaire était déjà prévu"

Face à la vague de critiques, Pascal Golomer, directeur délégué aux sports chez France Télévisions s’est expliqué auprès du HuffPost. “On essaye de les placer quand l’enjeu est moindre mais c’est parfois difficile, confie-t-il. Je comprends le téléspectateur de sport qui aimerait le vivre à 100% mais quand on est amateur de cinéma et qu’on regarde un film sur une autre chaîne on a aussi des écrans publicitaires. On manie du direct on ne connaît pas forcément le scénario et il faut malgré tout par rapport à un conducteur établi respecter le volume d’écran publicitaire sur une heure donnée. Si en escrime la France ne se qualifie pas en finale [...], vous n’auriez sans doute pas vu ce sport sur France TV. L’écran publicitaire lui était déjà prévu. Notre conducteur est amené à évoluer en fonction des performances des sportifs et plus spécialement des athlètes français."

Un autre timing malheureux a marqué les téléspectateurs, lundi lors de la bascule opérée en pleine série du 400m femmes sans être annoncée à l’antenne. Un exercice de funambule opéré chaque été lors du Tour de France notamment, pour respecter les programmes des chaînes comme l’incontournable journal télévisé de 13h sur France 2 ou les séries de divertissement.

La difficile synchronisation de la "bascule"

"Dans l’immense majorité des cas c’est parfaitement maîtrisé [...] mais il peut arriver qu’une course soit légèrement retardée, se défend Pascal Golomer. Cela nécessite un exercice de bascule en pleine course et là il faut se coordonner très vite avec les différentes chaînes. On le regrette et ça nous amène à être encore plus rigoureux dans nos processus de communication en interne. Je comprends la déception des téléspectateurs à propos de cette course dans laquelle il n’y avait pas un enjeu énorme."

Le directeur délégué aux Sports souligne la particularité de France Télévisions, une chaîne généraliste bouleversant ses programmes pour diffuser les JO, à l’inverse d’Eurosport, co-détenteur des droits TV qui consacre ses chaînes à la diffusion intégrale des épreuves. "Je ne voudrais pas que l’on tire la conclusion que France TV ne sait pas diffuser les Jeux olympiques parce qu’aujourd’hui à une seule occasion, la bascule ne s’est pas bien passée, conclut-il. C’est un problème que ne connaissent pas des groupes qui dédient une chaîne par sport. Aucun autre groupe ne diffuse sur deux voire trois chaînes en simultanée. Nous, on a l’ambition de présenter énormément de sports sur des chaînes qui sont généralistes."

NC