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Téji Savanier: "Les JO, un moment de fou"

Teji Savanier aux Jeux olympiques de Tokyo 2021

Teji Savanier aux Jeux olympiques de Tokyo 2021 - ICON SPORT

Teji Savanier a réalisé son rêve cet été. Porter le maillot de l’équipe de France. Le milieu de terrain de Montpellier, qui devrait démarrer dimanche à Reims, revient sur cet incroyable été, ses souvenirs de Tokyo sans oublier Montpellier.

Andy Delort nous a confié vendredi que vous deviez passer l’été ensemble au camping. Mais finalement vous êtes parti en sélection avec l’équipe de France. Racontez-nous cet été.

Je ne pensais pas du tout partir à Tokyo, j’étais déjà au camping à la Grande Motte. J’étais en train de faire l’apéro avec des collègues quand j’ai reçu l’appel. Je ne pensais pas du tout faire les Jeux et cela a été une énorme fierté de pouvoir représenter le maillot de l’équipe de France au Japon.

Comment avez-vous vécu les quinze jours sur place?

J’étais un enfant. Je mangeais au self et parfois il y avait Djokovic qui passait. Il y avait du beau monde. C’était incroyable, une expérience de fou. On ne le vit qu’une fois. Comme on s’entraînait en fin de soirée, on a pu profiter de la vie au village. Après le repas, on avait quartier libre. Et avec cinq ou six joueurs, on sortait pour en profiter. Ça va rester gravé à vie, c’était une super expérience à vivre.

Vous avez toujours dit que l’équipe de France c’était un rêve, vous avez ressenti quoi en mettant le maillot?

Porter le maillot de l’équipe de France aux JO, je ne pouvais pas rêver mieux. Quand j’ai entendu la Marseillaise, je pensais à moi petit en train de regarder l’équipe de France. Je le répète c’était un rêve pour moi de porter ce maillot, de chanter la Marseillaise. Je ne l’oublierai jamais, c’était un moment de fou. J’ai gardé deux trois maillots de côté.

Après avoir gouté cette sélection, l’objectif c’est de rejoindre les A?

Aujourd’hui, non je n’y pense pas.  Je préfère jouer mes matchs à fond et on s’occupera de ce qui arrivera plus tard. Mais ce n’est pas ma priorité de dire qu’il faut que j’arrive à jouer avec les A. Si je dois être sélectionné, ça passera par des bons matches avec Montpellier et c’est le plus important de penser à mon club en premier.

Justement vous n’avez pas pu jouer le premier match contre Marseille à cause d’une petite blessure, comment vous sentez vous aujourd’hui?

J’ai digéré le décalage horaire assez rapidement. Mais j’avais une petite déchirure au niveau de la hanche. Ça commence à aller mieux mais il faut encore faire attention au petit coup que je peux prendre. Je me sens bien, je n’ai pas pu jouer contre Marseille mais là j’ai hâte de pouvoir démarrer contre Reims.

Vous étiez en tribune dimanche soir, comment vous avez vécu l’ambiance avec une présence très importante de supporters marseillais ?

Moi j’ai trouvé cela incroyable. On pensait le stade acquis aux Montpelliérains mais non il y avait beaucoup de Marseillais. Ils sont venus en nombre, il y a que l’OM qui peut faire ça. J’ai eu du mal à l’avaler, comme beaucoup de joueurs, je trouve cela pas normal. Ça m’a un peu dégouté. Premier match de championnat, ça faisait un an que l’on n’avait pas jouer devant nos supporters et quand le stade s’est levé sur le but de Payet franchement j’étais déçu. C’est la première fois que je vois un stade comme ça.

C’est votre troisième saison à Montpellier, vous n’êtes pas loin de l’Europe depuis deux saisons, quel est l’objectif pour cette année?

On en a pas trop parlé encore entre nous. Moi personnellement, c’est essayé de rester le plus haut possible le plus longtemps. On fera les comptes à la fin.  Mais je pense que l’on peut le faire car la saison dernière il ne nous a pas manqué grand-chose. On doit apprendre des erreurs de la saison dernière et je pense que l’on peut faire un petit truc.

Personnellement, c’est toujours aussi plaisant pour toi de mettre ce maillot ?

Oui c’est toujours la même excitation de pouvoir jouer pour mon club, pour ma ville. C’est un rêve et j’espère qu’il va continuer longtemps. C’est toujours la même fierté. Je repense quand j’étais petit et que je venais au stade. Je mettais le maillot, c’était des jupes. C’est pour cela que quand je rentre à la Mosson à chaque fois, c’est pour tout arracher, gagner tous les matches.  Et quand la famille est dans les tribunes c’est une motivation en plus.

par Julien Landry