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Affaire Pinot: l’avocat de Schmitt dénonce des contradictions dans le témoignage de la judoka

Avocat d’Alain Schmitt, accusé de violences conjugales par Margaux Pinot, maître Malik Behloul, interrogé par BFMTV, a pointé selon lui des incohérences dans le témoignage de la judoka.

Après les prétoires du tribunal de Bobigny, les protagonistes de l’affaire Pinot-Schmitt se sont retrouvés sur la scène médiatique ce jeudi. Relaxé en comparution après les accusations de violences conjugales, Alain Schmitt a livré sa version des faits à la mi-journée. Assurant n’avoir porté aucun coup à son ex-compagne.

"Elle s’est jetée sur moi, m’a agrippé par le col, décrit-il. J’ai reculé, elle m’a projeté dans le montant de la porte, je me suis cogné la tête. Je me relève un peu sonné. Elle m’a empoigné et c’est parti dans tous les sens. On s’est cogné dans les murs, dans un radiateur, une porte", a notamment témoigné le médaillé de bronze aux championnats du monde 2013.

"J’ai cru que j’allais y laisser ma vie"

Une version démentie quelques heures plus tard par la championne olympique de judo par équipes, Margaux Pinot. "Il ment, il continue de me faire passer pour une femme hystérique. (…) Il est arrivé plus tard, vers 2h du matin, alcoolisé (…) Il s'est approché du lit, je l'ai repoussé. Il m'a pris par les cheveux et m'a mise sur le sol. J'étais sur le dos, il s'est mis sur moi et m'a mis des coups de poings des deux mains. J'ai essayé de l'arrêter. J'ai réussi à aller dans la pièce d'à côté. Il a ensuite cogné ma tête sur le sol, plusieurs fois. Après cet épisode, il a voulu m'étrangler, en mettant ses mains autour de mon cou. (…) J'ai cru que j'allais y laisser ma vie. Ses coups ont été nombreux, je n'avais jamais fait face à une violence comme ça."

Le parquet a fait appel de la relaxe de Schmitt

Au micro de BFMTV ce mardi, l’un des avocats d’Alain Schmitt, maître Malik Behloul, a assuré de la pertinence de la parole de son client. Alors que la version de Margaux Pinot comporterait des contradictions selon le conseil de l’ancien judoka : "Cette parole d’Alain Schmitt est cohérente, elle est égale à elle-même depuis son interpellation jusqu’à son passage devant le tribunal donc on la défend. Et en face, on essaye d’analyser la parole qui est celle de la plaignante et on s’aperçoit qu’effectivement il y a quelques contradictions, quelques confusions, quelques éléments qui sont communiqués ici et là qui ne correspondent pas aux propos qui seront les siens après lors de l’audience. Et on va s’en servir pour rappeler que les faits qui sont reprochés sont extrêmement graves et que la décision du tribunal l’est tout autant. Lorsque l’on décide d’établir la culpabilité de quelqu’un, il faut être certain. (…)

On regarde les éléments qui se situent dans l’appartement. La scène de violence qui est décrite par madame Pinot. Elle aurait subi une dizaine de coups de poing. J’apprends maintenant des deux poings. Avant, j’entendais des gifles maintenant ce sont des coups de poing. Cinq à six coups de sa tête sur le sol. On a forcément des traces, des constations qui doivent être faites sur le sol, nécessairement. A l’endroit où elle subit ces premiers coups de poing, on doit retrouver du sang. Ça n’est pas le cas. On doit retrouver des marques au sol. Ça n’est pas le cas. Lorsqu’elle parle d’étranglement, on doit retrouver des marques autour de son cou. On ne les retrouve pas."

Relaxé par le tribunal de Bobigny en comparution immédiate, Alain Schmitt a vu le parquet faire appel de cette décision.

MI