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Inside Rio - Agbegnenou: "Pas le moment de se relâcher"

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En cette saison olympique, Inside Rio sur RMC vous plonge dans les coulisses de la préparation de Yannick Agnel, Clarisse Agbegnenou, Kevin Mayer et Tony Parker. La judokate française était l’invitée ce dimanche de l’Intégrale Sport.

Clarisse Agbegnenou, vous vous entraînez actuellement à l’Institut du judo, dans le sud de Paris. Comment ça se passe ?

Ça se passe bien. Ça change de ne plus à aller l’INSEP, où on a l’habitude de se rendre souvent dans l’année. Là, on va à l’IJ (Institut du judo, ndlr). Ce qui est bien, c’est qu’on a de nouveaux partenaires. Ça change un peu de notre quotidien.

Ça nous permet de nous entraîner avec d’autres personnes, c’est assez agréable. Ça vous permet de vous remettre un peu en question ?

Oui, bien sûr. On se remet en question parce que ce sont des personnes qu’on ne connaît pas. Donc il faut être plus vigilant et attentif. Il faut bien à faire attention à la manière d’aborder un combat, être bien concentré. Ce sont des choses qu’on perd un peu à force de s’entraîner toujours avec les mêmes partenaires. C’est vraiment un bon travail. Surtout que je suis avec mon club d’Argenteuil.

Est-ce important pour vous d’être rattachée à un club ?

C’est très important. Moi, je m’entraîne tous les mercredis avec mon club, donc je les vois souvent. Je suis fière et contente d’appartenir à ce club. Il y a des jeunes qui sont contents de nous voir et qui veulent faire du judo avec nous. Mon petit frère aussi est au club à Argenteuil. C’est bien de s’entraîner avec les plus jeunes et de voir qu’il y a de la relève derrière.

Est-ce une manière de garder les pieds sur terre ?

Exactement. Ce sont des gens qui m’ont accompagnée. Ils sont toujours là pour moi. Le week-end prochain, il y aura les championnats de France par équipes. C’est pour ça qu’on est un peu tous avec notre club. On crée des liens et j’ai hâte de faire cette compétition avec elles.

Comment se déroulent vos séances d’entraînement ces derniers jours ?

Ce n’est pas le moment de se relâcher. Je travaille un peu différemment. Je vais plus travailler l’endurance vu que j’ai un peu de temps jusqu’aux championnats d’Europe. J’ai moins à travailler la vitesse et l’explosivité. Je vais prendre un peu de masse et continuer à faire du judo. Mardi prochain, on part en stage en République Tchèque.