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La folle journée du clan Manaudou

Laure Manaudou

Laure Manaudou - -

Florent Manaudou, le jeune frère de Laure, s’est qualifié ce dimanche pour les championnats du monde de Shanghai, sur 50m papillon. Peut-être une étape sur la route de Londres, où sa sœur a la volonté de l’accompagner. C’est en tout cas ce que confirme implicitement le père de l’ex-championne olympique.

C’était un rêve. Formulé en 2007, dans le fief familial, à Ambérieux. Laure Manaudou, l’icône de la natation française, imaginait partager un jour des Jeux Olympiques avec son frère, Florent, plus jeune de quatre ans. Il a pris un peu plus de relief ce dimanche à Schiltigheim, en Alsace. Le cadet a décroché son billet pour les championnats du monde cet été à Shanghai en devenant vice-champion de France du 50m papillon. Derrière son beau-frère, Frédérick Bousquet, et sous les yeux de sa famille. Nicolas, son frère et entraîneur, Olga, la mère, et Jean-Luc, le père, étaient au bord de la piscine. Laure, présente en milieu de semaine, s’était envolée.

Laure et le défi Londres 2012

« Il y a encore un mois, je nageais une seconde de plus, a expliqué, tout étonné, le héros familial du jour. C’est un peu l’aboutissement du travail fait avec mon frère. » La présence à ses côtés de son modèle d’Auburn a rallongé encore des ailes qui étaient promises à se développer. Car le talent, Florent Manaudou (1m99) l’avait. « Il a des qualités naturelles, comme sa sœur » assure Nicolas, qui a eu la championne olympique sous ses ordres pendant quelques semaines. « Il est encore un peu dilettante, regrette son père. Cette qualification va lui faire prendre conscience qu’il a des qualités. Il va falloir qu’il s’entraîne un peu plus sérieusement qu’il ne fait. »

Enchaîner des longueurs, comme le fait Laure depuis quelques mois « pour se sentir bien et pour reprendre la compétition » confirme son père. Elle ne pourra pas le rejoindre dans les bassins de Shanghai. Mais Londres est déjà dans tous les esprits. « Ça sera extraordinaire pour eux, est persuadé Jean-Luc. C’était un défi qu’il s’était lancé tous les deux. On n’y croyait plus trop en voyant Florent ne pas trop s’entraîner. On se disait qu’2016, peut-être… » Mais attendre jusqu’à Rio n’arrangerait pas la famille Manaudou. « On sera à Londres parce que j’ai une nièce qui y habite et qu’on a déjà l’hébergement ! » sourit le père. A 18 mois de l’échéance, c’est peut-être Laure qui a le plus de pression. Son frère a pris un peu d’avance.

Laurent Picat avec Julien Richard