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TAS: Sun Yang nie avoir ruiné un contrôle anti-dopage

Accusé d’avoir illégalement détruit un échantillon de sang lors d’un contrôle anti-dopage inopiné, le nageur Sun Yang a contesté la validité de ce prélèvement lors de son audition publique auprès du TAS ce vendredi en Suisse.

Camille Lacourt n'appréciera probablement pas la défense de celui qu’il avait accusé de "pisser violet" en 2016. Ce vendredi, Sun Yang a défendu son cas devant le Tribunal Arbitral du Sport en Suisse.

Le triple champion olympique de natation est accusé d'avoir détruit un échantillon de sang avec un marteau et risque de 2 à 8 ans de suspension pour son geste. Face aux juristes du TAS, le Chinois aux onze titres mondiaux s’en est pris à la validité du contrôle anti-dopage mené contre lui pour justifier son acte. 

"Comment pouvais-je les autoriser à prendre mon échantillon?"

Selon lui, les membres du personnel en charge de son prélèvement pour l'Agence mondiale antidopage (AMA) "n'étaient pas capables de me montrer les documents prouvant leur identité". En raison de cette irrégularité, le nageur de 27 ans espère voir la procédure contre lui annulée. "Comment pouvais-je les autoriser à prendre mon échantillon", s’est encore défendu l’athlète qui a également refusé de reconnaître qu’il avait détruit l’échantillon sanguin en question.

En raison de ce vice de forme, Sun Yang avait pu participer aux Mondiaux de Gwangju, fin juillet. Dans les bassins coréens, le Chinois avait réalisé le doublé 200-400m nage libre et provoqué la colère de plusieurs rivaux. L'Australien Mack Horton et le Britannique Duncan Scott avait ainsi refusé de monter sur le podium à ses côtés. Sun Yang, lui, persiste et signe.

Jean-Guy Lebreton