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Champions Cup: le Racing 92 se méfie d'Edimbourg, quasiment "l’équipe d’Ecosse face aux Bleus"

Battu en finale la saison dernière par Exeter, le Racing 92 vise une place en quart de finale de la Champions Cup contre Edimbourg, dimanche (13h30). Une équipe que Laurent Travers et ses joueurs ne veulent surtout pas sous-estimer.

Ne dites pas à Laurent Travers qu’il est certainement le manager d’un club français engagé en Coupe d’Europe le plus serein du week-end. "Il suffit de regarder l’équipe d’Edimbourg et vous allez vite comprendre que non", répond le manager du Racing 92 avant d’accueillir les Ecossais dimanche (13h30) en huitième de finale de la Champions Cup, à Paris La Défense Arena. Avec l’Union Bordeaux Bègles, opposée à Bristol, le Racing est l’un des deux clubs français à recevoir à ce stade de la compétition.

Sur le papier, Edimbourg est considérée comme une formation largement abordable pour les Franciliens. Elle occupe actuellement l’avant-dernière place de sa poule en Pro 14, championnat mettant aux prises des provinces irlandaises, écossaises, galloises et italiennes.

Un match "un peu piège"

Mais Laurent Travers y voit un trompe-l'œil: "Tout le monde disait que l’équipe de France pouvait être sereine et on voit ce que ça a donné en fin de rencontre (défaite face aux Gallois 27-23 dans le Tournoi des VI Nations, ndlr). Or il ne faut pas oublier que l’équipe d’Edimbourg c’est quasiment dix joueurs qui ont composé l’équipe d’Ecosse le week-end dernier. En Pro 14, ils n’ont jamais été au complet, la plupart des joueurs étaient libérés pour l’équipe d’Ecosse. Donc c’est très difficile de tenir compte de leurs résultats. Ce qui est sûr c’est que quand on voit l’équipe d’Edimbourg ou de Glasgow, on voit l’équipe d’Ecosse."

Le capitaine Henry Chavancy, qui a senti "beaucoup d’excitation à l’entraînement cette semaine", se range sur la même ligne que son entraîneur. "On sait qu’ils sont principalement composés de joueurs de l’équipe nationale d’Ecosse et on a vu ce qu’ils étaient capables de faire la semaine dernière donc on s’attend à un match très compliqué. On se méfie énormément de cette équipe", appuie-t-il.

Même si le Racing s’avancera en favori sur sa pelouse dimanche. "Je ne sais pas si on fait partie des favoris mais on a forcément l’ambition d’aller le plus loin possible et de remporter cette compétition, enchaîne Henry Chavancy. Donc ça passe par ce match qui est un peu piège, qui sera compliqué mais on espère pouvoir avancer dans la compétition."

Avec Antoine Gibert

Le format de cette Coupe d’Europe a été modifié en raison de la situation sanitaire en cours de saison. Ce huitième de finale sera déjà un match à élimination directe. Pas un bouleversement majeur pour les triples vice-champions d’Europe.

"Finalement c’est comme si c’était un match de poule qualificatif pour un quart de finale où l’on n’aurait pas le droit à l’erreur, assure Henry Chavancy. On le prend comme ça et ça ne change pas vraiment parce qu’on sait qu’en Champions Cup on n’a pas le droit à l’erreur. Chaque défaite peut être rédhibitoire, on a un peu l’habitude de ce sentiment-là." Le Racing 92 ne pourra pas compter sur son ouvreur écossais Finn Russell, suspendu après un carton rouge reçu lors du dernier match du Tournoi des VI Nations face à la France sur un geste dangereux contre Brice Dulin.

C’est Antoine Gibert, 23 ans, qui sera titulaire dimanche. A noter le retour des internationaux français qui ont pris la deuxième place: Camille Chat, Bernard Le Roux, Virimi Vakatawa et Teddy Thomas, tous titulaires. "On a retrouvé des joueurs un peu fatigués, concède Laurent Travers. Il était important qu’ils puissent se régénérer sur le début de semaine pour pouvoir être vraiment dans de bonnes dispositions dimanche. Après, quand on a la possibilité de faire un huitième de finale, c’est sûr que les joueurs n’ont qu’une envie, c’est de jouer ce genre de rencontres."

Julien Richard