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France - Nouvelle-Zélande: Dupont énorme, Picamoles sans impact... les tops et flops

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Au terme d’un match beaucoup mieux abordé en seconde période qu’en première, le XV de France s’est incliné ce samedi au Stade de France face à la Nouvelle-Zélande (18-38). Les Bleus ont été portés par le culot et l’enthousiasme d’Antoine Dupont… et plombés, aussi, par la faillite de certains cadres, comme Louis Picamoles.

TOPS

Beauden Barrett

Difficile de ne pas le ranger dans cette catégorie. L’ouvreur néo-zélandais a joué à sa main sur la pelouse du Stade de France. Chirurgical au pied, Barrett a été de tous les bons coups des All Blacks. Passeur décisif pour Coles (9e), il n’a rien manqué face aux perches. A distance, il a largement dominé son jeune vis-à-vis, Anthony Belleau, pas catastrophique, mais beaucoup trop timide sur cette rencontre. Mais beaucoup plus entreprenant en seconde période, à l’image de cette ouverture pour Huget, qui aura provoqué le carton jaune de Sonny Bill Williams.

Antoine Dupont

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LA sensation côté français ce samedi soir et LA sensation tout court de ce match. Le jeune demi de mêlée du Stade Toulousain, aurait pu être inhibé par l’affiche, un peu à l’image de Belleau à l’ouverture. Il n’en a rien été. Il a, comme Barrett, été à l’impulsion des meilleurs mouvements tricolores. Porte-étendard de la révolte tricolore, ses courses (13e, 46e, 60e) ont fait mal, son audace et son culot aussi, comme cette remontée sur un coup de pied de Barrett. L’intéressé n’a pas seulement cassé des plaquages adverses. Il n'a aussi pas donné sa part au chien, comme ce sauvetage sur sa ligne devant Aaron Smith (12e).

La belle 3e ligne des Blacks

Elle a fait très, très mal aux Bleus. Fifita, Read et Cane ont fait d’énormes dégâts dans les rangs tricolores. Le dernier nommé a notamment trouvé la Terre Promise en fin de première période, en allant conclure un contre parfaitement amené par Ioane et McKenzie. Propre dans les transmissions, le premier a œuvré à la fluidité du trio tandis que le deuxième a fait parler sa justesse et sa vista. Avant de quitter prématurément les siens (blessure ?) juste après le retour des vestiaires (48e).

FLOPS

Rabah Slimani

Il a symbolisé la faillite des avants français en première période. Très vite dans le collimateur des arbitres, il a vu jaune à cinq minutes de la mi-temps. Un carton pas sans conséquences puisqu’en son absence, les Bleus ont encaissé 14 points, matérialisés par des essais de Crotty (36e) et de Cane (39e).

Louis Picamoles

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Dans un match qui promettait une belle empoigne, on attendait son expérience et son impact physique. Il aurait fallu pour cela que le Montpelliérain entre véritablement dans son match. D’habitude si percutant dans les duels, le numéro 8 tricolore a manqué d’autorité, de caractère et n’a que très peu franchi. Une des grandes déceptions de ce match côté français.

Geoffrey Doumayrou

Le trois quarts centre de La Rochelle fêtait, comme Belleau et Dupont, sa première titularisation en équipe de France. Au contraire de ses deux coéquipiers, on ne l’a tout simplement pas vu. On n’a pas vu Geoffrey Doumayrou porter un ballon, casser un plaquage, malmener la défense néo-zélandaise. Certes, il n’a pas été aidé par le début de match manqué des Bleus. Mais quand ces derniers ont haussé le ton en seconde période, lui n’a pas suivi le mouvement.

Sonny Bill Williams

Le retrouver à cette place peut paraitre bien sévère, compte-tenu de son match dans sa globalité, plutôt bon, avec un coup de pied rasant sur le 3e essai des All Blacks, inscrit par Crotty (37e). Mais Sonny Bill Williams a aussi fauté dans ce match, en volleyant hors du terrain un long coup de pied de Dupont que convoitait Huget. Un geste d’antijeu, qui l’a contraint à abandonner temporairement ce que l’on veut et a provoqué un essai de pénalité.

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A.D