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Poirot: "Je prends ce que l’on me donne"

Jefferson Poirot

Jefferson Poirot - AFP

Titulaire contre l’Irlande (10-9), Jefferson Poirot pourrait encore débuter sous le maillot du XV de France lors du prochain match du Tournoi contre le pays de Galles (vendredi 26 février, 20h05). Des débuts fulgurants pour le jeune pilier de l’Union Bordeaux-Bègles (23 ans), qui est revenu sur sa découverte de la sélection tricolore ce lundi dans Direct Laporte.

La différence entre l’UBB et le XV de France

« La différence pour moi, c’est que le match international combine la vitesse que l’on peut retrouver en Coupe d’Europe et l’impact physique que l’on peut avoir sur des matches contre le Racing ou Toulon. Des matches où c’est très dur à l’impact, où ça tape fort en mêlée. C’est ça un peu la grande différence. On sait qu’on est un cran au-dessus. Contre l’Irlande, c’était quand même accrochée dans les rucks. Et il fallait courir deux fois plus qu’en Top 14. »

Les bases du succès contre l’Irlande

« On s’était dit que rien n’était insurmontable. On a senti beaucoup de tension autour des cinq ans de non victoire contre l’Irlande. On a quand même pris ce match avec beaucoup d’importance. On avait à cœur, les nouveaux, d’effacer tout ça. On sort avec beaucoup de joie d’avoir réussi à battre une équipe qui est championne d’Europe depuis deux ans, qui n’a fait que monter en puissance ces dernières années. Mais il y a eu de suite une remise en question de la part du staff. On a gagné deux matches mais on n’a rien gagné. Si on perd les trois derniers, tout ça ne vaudra rien. »

Le turn-over de Guy Novès

« C’est une volonté qu’il a, je pense. Il nous a beaucoup expliqué que pour lui, il n’y avait pas de titulaires ni de remplaçants. Cette compétition se joue à 23. Il y a un relais à faire. Il y a des joueurs qui vont débuter un match, d’autres qui en démarreront un autre. Pour lui, on doit tous tirer dans le même sens. C’est un discours motivant. On l’a vu sur le match contre l’Italie (23-21). Le banc apporte. Sur le match de l’Irlande, le banc apporte aussi. C’est le travail de ceux qui débutent qui paie en fin de match. »

Ses débuts précoces en bleu

« Honnêtement, je ne m’attendais pas à ça. J’ai été pris, j’avais envie de me montrer, de m’intégrer, de rendre la confiance qu’on m’avait donné. C’est un autre stress, une autre émotion à gérer. Ça me pousse, ça me motive. J’essaie de prendre ça avec du recul. J’essaie de ne pas me mettre de pression négative. Après, ce sont des matches. Il faut les jouer. Tant que ce n’est pas fait, on ne peut pas savoir Quand j’ai été sélectionné, beaucoup de monde autour de moi à Bordeaux s’est demandé s’il n’était pas trop tôt, c’est ce que j’ai répondu. Je suis un peu dans l’état d’esprit de prendre ce que l’on me donne et après on verra bien. J’essaie de tout jouer à fond. Si un jour, je me troue, je comprendrai que l’on me mette de côté. Et si je ne me troue pas, tant mieux pour moi. »