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XV de France : "On se souvient tous des impacts", Dupont n’a pas oublié la victoire de 2009 contre les Boks

La dernière victoire du XV de France contre l’Afrique du Sud remonte au 13 novembre 2009 au Stadium de Toulouse. Antoine Dupont, qui allait fêter était ses 13 ans, était dans les tribunes. Le capitaine des Bleus, qui n’a pas oublié l’intensité de ce match, s’attend à la même opposition samedi soir (21h) au Vélodrome de Marseille contre les champions du monde en titre.

A dix mois de la Coupe du monde, ce choc contre l’Afrique du Sud est-il le test ultime pour le XV de France?

Il y a en aura d’autres rencontres d’ici la Coupe du monde mais c’est sûr que c’est un match important, contre l’Afrique du Sud championne du monde en titre. On n’a pas pu affronter cette équipe depuis quelques années maintenant. Dans notre cheminement, c’est important de se confronter aux meilleures équipes. Mais oui, ça reste un match important. On prépare tous les matchs de la même manière, pour les gagner, le plus sérieusement possible. Après, c'est sûr que quand on a un adversaire de cette envergure, il y a toujours un peu plus de concentration, d'implication.

Ce match est-il comparable à celui contre la Nouvelle-Zélande l’an dernier à la même époque? L’excitation est-elle ma même?

Oui, c’est un peu comparable, parce que ce sont des équipes qu'on rencontre très peu souvent. C'est ce qui se fait de mieux dans le rugby mondial depuis plusieurs décennies maintenant. Il y a beaucoup d'excitation, on est là pour jouer ce genre de matches, pour pouvoir se confronter aux meilleurs. Dans la préparation de ces semaines-là, il y a toujours quelque chose en plus.

Parvenez-vous encore du plaisir dans ce genre de rencontres ou l'enjeu dépasse-t-il tout?

Il faut arriver à trouver ce plaisir d'être là, de vivre des moments comme ça, d'avoir l'opportunité de jouer des matches de ce niveau dans des stades magnifiques comme celui-ci. Tout ce qu'on vit, c'est magnifique. Il faut arriver à en profiter, que l'enjeu ne prenne pas le pas sur tout, même s'il y a évidemment beaucoup de concentration, qu'on a tous envie de bien faire. Il faut que ça découle du plaisir de jouer, de gagner ensemble, de plaquer ensemble, de monter ensemble, de trouver cette joie-là sur le terrain, sinon ça enlève un peu de sens à tout ce qu'on fait.

"Si on ne répond pas présent dans l’engagement physique, on ne parlera pas du reste"

Vous souvenez-vous de la dernière victoire des Bleus contre l’Afrique du Sud, à Toulouse en 2009 ? Et imaginez-vous le même coté frontal, voire, bestial, samedi soir?

Oui, en 2009 j’y étais. On était venu en bus avec mon école de rugby de Castelnau, je m’en souviens. On se souvient tous des impacts, des images des plaquages qui passent encore aujourd’hui. C’est ce qui ressort aussi de cette équipe d’Afrique du Sud, c’est leur leitmotiv d’avoir beaucoup d’engagement physique. Si on ne répond pas présent dans ce secteur de jeu-là on ne parlera pas du reste.

Que pensez-vous de votre homologue sud-africain Faf de Klerk?

Il est champion du monde, titulaire à ce poste pendant plusieurs saisons. C'est un joueur qui est plus dans la rotation aujourd'hui mais il reste très expérimenté à l'image de cette équipe d'Afrique du Sud qui met énormément d'engagement physique dans son jeu et a un très bon jeu au pied. Ça reste un joueur important de leur système.

Que vous inspire le fait de jouer au Vélodrome où les équipes de France ont souvent brillé par le passé?

Pour ma part, c'est la première fois que j'ai la chance de jouer dans ce stade mythique et magnifique qui d'après ce qu'on nous a dit arrive peut rendre une ambiance et une atmosphère incroyables quand on y joue. Espérons que le match aille dans ce sens et que les supporters répondent présent. Je n'ai pas trop de doutes pour ça. On est très content de pouvoir venir jouer ici et on espère que ça nous portera chance, comme ça a pu être le cas dans le passé pour les équipes de France.

Jean-François Paturaud