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Biarritz-Bayonne: Aldigé maintient que le BO n'a pas enfreint les règles

Biarritz a validé son retour en Top 14 à la faveur d’un derby basque remporté contre Bayonne ce samedi à Aguiléra. Un match accompagné d’une polémique en raison du nombre des spectateurs présents dans les tribunes malgré les restrictions sanitaires. Interrogé par BFMTV ce lundi, Jean-Baptiste Aldigé, le président du BO, dément toute infraction.

Après sept ans d’absence, le Biarritz Olympique a décroché son billet pour le Top 14 au terme d’un derby à suspense et conclu aux tirs au but contre Bayonne (6-6, 6 tab à 5).

Une rencontre qui a également donné lieu à une vive polémique en raison de potentiels manquements aux restrictions sanitaires liée au Covid-19. Au micro de BFM TV ce lundi matin, Jean-Baptiste Aldigé a maintenu sa position, déjà présentée ce dimanche pour RMC Sport, et celle du BO face aux critiques.

Aldigé: "On est à Biarritz, on n’est pas au Stade de France"

Le premier point de crispation entre le président du club basque et les pouvoirs publics concerne le respect de la jauge de 5.000 spectateurs dans les tribunes d’Aguiléra pour le duel contre l’Aviron.

"Je n’ai pas répondu à la presse ce week-end car je n’avais pas les moyens techniques pour le faire. Ce lundi matin on s’est réunis avec les services. Selon les fichiers, on a effet vendu 5.000 places. Nous nous sommes arrêtés à 5.000 places, a fermement expliqué Jean-Baptiste Aldigé. Pour ce qui est du contrôle du nombre de personnes sur place, on a eu un problème. On a réalisé ce matin que les bipettes sensées checker les billets sont tombées en panne en raison de l’état de vétusté du stade."

Malgré ces soucis techniques, le dirigeant l’assure: on est loin des chiffres fantasmés par les détracteurs supposés de son club.

"Pour le reste j’ai entendu plein d’estimations. On estime qu’il y en a beaucoup plus (de spectateurs, ndlr). On estime qu’il y avait 6.000, 7.000 ou 8.000 personnes. On est à Biarritz, on n’est pas au Stade de France. C’est tout petit, c’est un petit stade avec seulement 6.800 places réelles de capacité. On peut voir sur les images qu’il n’était pas complet, a poursuivi Aldigé au micro de BFM TV. Avec les personnels techniques et la presse j’imagine qu’il y avait peut-être un peu plus de 5.000 mais rien dans les proportions que j’ai pu lire et entendre."

Le président du BO a ensuite défendu le travail de son club pour limiter les risques de propagation du coronavirus malgré l’envahissement du terrain après la victoire biarrote. D’une part, tous les spectateurs avaient présenté un pass sanitaire pour assister au derby basque, assure-t-il. D’autre part, Jean-Baptiste Aldigé a rappelé les difficultés pour empêcher cet envahissement. Selon lui, "cela n’aurait pas été très Covid" de rajouter 1.000 personnes de plus pour assurer la sécurité.

La question de la vente d'alcool

Un autre point suscite la polémique autour de ce match entre Biarritz et Bayonne: la vente d’alcool à Aguiléra malgré des mesures préfectorales interdisant la consommation d'alcool sur la voie publique de 16h à 23h samedi dans plusieurs communes du Pays Basque.

"On a eu une autorisation de buvette avec les places assises, a encore confirmé le président du BO. Tout comme il y avait une fan-zone du côté bayonnais en centre-ville où il y avait une autorisation de ventre d’alcool à condition que les gens soient assis. On avait mis en place les bancs et tables nécessaires pour une consommation assise. Après je n’ai pas encore eu le retour de ce qu’il s’est passé en tribune puisque les buvettes ont été fermées pendant le match par la préfecture."

Aldigé envoie une nouvelle pique aux autorités

Confirmant volontiers "être un peu dépassé par la polémique naissante au niveau national", Jean-Baptiste Aldigé en a aussi profité pour en remettre une couche sur le sous-préfet des Pyrénées-Atlantiques au sujet de possibles billets offerts à titre personnels.

"Je n’ai pas de relation avec le préfet pour le moment mais j’espère en avoir une constructive ensuite. Mais je confirme qu’il y avait 5.000 places vendues par la Ligue et par nous-mêmes plus les officiels et politiques, a encore estimé le dirigeant basque. La maire de Biarritz était à mes côtés, et tous ces gens-là n’ont pas acheté de places. Cela fait partie du protocole. Le sous-préfet était en corbeille avec moi et jamais personne ne paye en corbeille présidentielle. Quand j’invite en corbeille, je ne fais pas payer les places."

JGL