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Bordeaux-Bègles: Picamoles prendra sa retraite à la fin de la saison

Louis Picamoles (35 ans) annonce qu’il mettra un terme à sa carrière la fin de la saison dans une interview à L’Equipe. Il confie ne pas vouloir faire l’année de trop et va tourner la page d’une longue aventure en club et avec l’équipe de France.

Un international français va raccrocher les crampons à l’issue de la saison. Louis Picamoles (35 ans), troisième ligne de l’Union Bordeaux-Bègles, a annoncé sa décision dans une interview à L’Equipe.

Il va monter un élevage caprin bio

"J'ai vu Christophe (Urios, manager de l’UBB, ndlr) il y a quelques jours pour lui en parler, confie-t-il. Le coach m'a dit "je te trouve bien", mais je ne veux pas risquer de faire la saison de trop. Il a compris. J'aurai 36 ans en février, mon corps et ma tête me disent que c'est le moment. J'ai aussi trouvé ce que je voulais faire après. Avec mon épouse Maïlis, on va monter un élevage caprin bio et il est temps de nous lancer dans ce beau projet."

Il va ainsi tourner une page de 17 ans au plus haut niveau, après ses débuts à Montpellier son club formateur en 2004. "À mon époque, on avait déjà ces cadences infernales mais, aujourd'hui, l'impact physique a encore franchi un cap, poursuit Picamoles. On voit de plus en plus de blessures, des joueurs usés, des gars de 23 ans déjà opérés plusieurs fois. D'autres avec des problèmes d'arthrose. Sur toute ma carrière, je n'ai jamais eu de grosses blessures avant les ligaments croisés, il y a deux ans."

Cette blessure, c’était à Montpellier, où il avait effectué son grand retour en 2017 mais où l’aventure ne s’est pas très bien terminée l’été dernier. Il a finalement rejoint Bordeaux où il disputera donc sa dernière année de joueur professionnel. Celle-ci a donc débuté au MHR (2004-2009), avant Toulouse (2009-2017) avec qui il a conquis tous ses titres en club (deux Top 14 en 2011 et 2012, une coupe d’Europe en 2010). Il a aussi passé un an à Northampton (2016-2017) et en avait profité pour se rapprocher de son grand-père maternel, avant le retour en France (Montpellier de 2017 à 2021, puis Bordeaux).

Un long chemin agrémenté de 82 sélections en équipe de France. Il a disputé la finale de la Coupe du monde 2011 mais n’avait pas participé au titre du tournoi des VI Nations en 2010. "C'est vrai, je n'ai pas connu la meilleure période de l'équipe de France. Quand même, 82 sélections, je n'aurais jamais imaginé ça. Et, même dans des temps difficiles, porter le maillot de ton pays, défendre le drapeau, chanter la Marseillaise, c'est indescriptible. Je n'ai pas toujours fait des bons matches, mais j'ai toujours donné mon maximum. L'équipe de France, c'est une aventure lumineuse. Tant pis si parfois on partait en sélection en se disant : "On va encore se faire défoncer par la presse". Une fois avec les Bleus, c'était différent. C'est magique l'équipe de France."

NC