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Clerc : "Ma priorité est de rester à Toulouse"

Vincent Clerc

Vincent Clerc - AFP

Auteur d’un doublé ce week-end contre le Stade Français, Vincent Clerc n’est plus qu’à trois unités du record d’essais en championnat de France (97 contre 100). A bientôt 34 ans, la forme qu’il affiche lui donne envie de prolonger encore sa carrière d’au moins une saison, de préférence au Stade Toulousain, a-t-il confié ce lundi dans Direct Laporte.

Vincent, le Stade Toulousain s’est relancé en battant le Stade Français (36-3) après cinq matchs sans victoire en championnat. On savait que le Stade Français venait sans ses internationaux, qu’il n’avait pas grand-chose à perdre ou à gagner. On imagine un certain soulagement...

C’était compliqué pour nous parce que ça faisait cinq matchs qu’on était en difficulté. On n’arrivait pas à trouver la réussite et à conclure. C’était important pour nous de faire un match plein, peu importe la configuration de l’équipe en face. On avait laissé trop de points en route. On ne mettait pas les ingrédients qu’il fallait pour maitriser ces matchs et les gagner. Ça a été chose faite contre le Stade Français et on redémarre sur une spirale positive. Mais il reste tout à faire parce que, derrière, ça bataille ferme pour la qualification et c’est loin d’être acquis pour nous. Ça fait du bien à tout le monde mais ce n’est que le début du sprint final.

Avec les deux inscrits contre le Stade Français, vous en êtes à 97 essais marqués en championnat depuis le début de votre carrière. C’est seulement trois essais de moins que le record de Laurent Arbo…

Si je le bats, on arrêtera de m’en parler (rires). Ce n’est pas du tout un objectif mais c’est plutôt sympa de se tirer la bourre avec Aurélien Rougerie là-dessus. C’est surtout plus représentatif de tous les mecs qui m’ont fait marquer des essais tout au long e ma carrière. Je suis là depuis longtemps et j’ai toujours joué dans une équipe performante, d’où ce nombre. Après, c’est plus rigolo qu’un objectif perso.

Allez-vous continuer au Stade Toulousain la saison prochaine ?

On doit en discuter dans les jours à venir parce qu’il est temps d’être fixé. Ma priorité est de rester à Toulouse. C’est mon club et j’aimerais y finir. Si ça ne se fait, je verrai les opportunités.

On a parlé du Japon…

Au départ, je ne pensais pas resigner à Toulouse. C’est redevenu une opportunité en début de saison. Mais dans la mesure où je n’étais plus à Toulouse, l’expérience à l’étranger m’aurait plu. Découvrir une culture différence comme le Japon ou les Etats-Unis, ça aurait pu être sympa. Mais tout ça n’est qu’hypothétique et ça sera vraiment en fonction de ce que me dira Toulouse.

Pourriez-vous arrêter si Toulouse ne vous gardait pas ?

Non, j’ai vraiment envie de jouer. Je sais que je ferai un an de plus parce que je le sens dans mon corps et dans ma tête.

Vous n’avez jamais annoncé votre retraite internationale. Avez-vous une petite idée derrière la tête ?

Je n’ai jamais eu envie de le faire. Quand je suis revenu de blessure, j’espérais faire la Coupe du monde (2015). Mais je n’ai pas réalisé les performances pour mériter de la faire. Après, quand on ne peut plus être sélectionné parce qu’on est trop vieux, je ne vois pas l’intérêt de faire une annonce. Un jour, l’équipe de France s’arrête et c’est comme ça. Je n’allais pas faire une conférence de presse pour le dire, il me semblait juste logique de ne plus y être.

la rédaction avec Direct Laporte