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La rage d’Huget, la botte de Plisson, l’invincibilité perdue des Parisiens: les tops et flops de Stade Français-Toulouse

Le classique entre le Stade Français et le Stade Toulousain a livré son lot d’émotions ce dimanche soir, lors de la 16e journée de Top 14. Alors que les Parisiens, ultra-réalistes, tenaient un succès d’envergure, ils se sont fait déborder dans les dix dernières minutes par des Toulousains rageurs, portés par un doublé d’Huget.

TOPS

Plisson a répondu présent

Les Parisiens ont pu compter ce dimanche sur un Jules Plisson à la botte chirurgicale. Plus en vue en seconde période qu’en première dans le jeu – comme tout le reste de son équipe d’ailleurs – l’ouvreur international a marqué tous les points du Stade Français (15), avec notamment un drop bien senti et une pénalité du bout du monde (51 m, excentré côté gauche). S’il n’a pas toujours tout réussi, Plisson a fait très mal aux Toulousains. Et gagner quelques points, au passage, aux yeux de Guy Novès dans l’optique du Tournoi des VI Nations.

Huget, l’homme qui tombe à pic

On ne l’avait pas beaucoup vu avant mais une fois qu’il a pris la lumière, on n’a quasiment plus vu que lui. Yoann Huget a été l’homme providentiel du Stade Toulousain, en inscrivant deux essais coup sur coup, l’un en concluant avec autorité et rage la poussée de son maul (70e), l’autre en héritant d’un superbe contre de Médard sur Bonneval (74e). En quatre minutes, l’ailier international a renversé le Stade Français et offert quatre points précieux à ses couleurs, dans l’optique des places aux phases finales.

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FLOPS

Paris n’est plus invincible chez lui

Cette invincibilité à domicile, ils y tenaient. Elle a pris fin ce dimanche et le scénario comme la manière, va laisser de sérieuses traces dans les têtes parisiennes. Le Stade Français, très vite dominé par des Toulousains entreprenants, avait défendu bec et ongles son en-but, avec efficacité autant qu’avec l’aide de ses adversaires, approximatifs dans la zone de vérité. Mais les protégés de Gonzalo Quesada ont fini par craquer, dans les derniers instants de leur infériorité numérique (jaune pour Gabrillagues, 62e), sur deux essais, dont un cafouillé de la part des Toulousains et ayant pour origine un ballon naïvement perdu par Bonneval. Accrocheurs durant 70 minutes (204 plaquages réussis), les locaux n’ont pas tenu la cadence et ont, dans la dernière ligne droite, galvauder le pécule qu’ils avaient longtemps su protéger au score. La fin de saison promet d’être désormais longue, très longue pour les Parisiens.

Le jeu au pied toulousain

Certes, le Stade Toulousain a fini par l’emporter et à renverser le Stade Français. Cela, au vu de ses nombreuses approximations et d’une longue incapacité à faire la différence dans les derniers mètres parisiens, n’était pas gagné d’avance. Ce qui interpelle surtout, et qui ne manquera pas de faire bondir Ugo Mola, c’est que ces joueurs, très dominateurs et entreprenants ce dimanche sur la pelouse du Stade Français, ont manqué de nombreuses fois d’accrocher le score plus tôt, voire de le tuer. On pense évidemment à la transformation manquée de Bézy dans le money time (75e), laissant le Stade à la portée d’une pénalité…. Ou encore aux deux ratés de Samuel Marques (3e et 49e), alors que le score était défavorable à son équipe. Un bémol, pas rédhibitoire à l’arrivée mais très, très contrariant durant la rencontre.

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Stade Français