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Top 14: Toulouse fête Novès par un triomphe

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Sous les yeux d’un Guy Novès venu célébrer à Ernest Wallon sa première sortie dans le costume de sélectionneur des Bleus, Toulouse a pulvérisé Grenoble ce samedi soir (52-12). Le Stade s’installe à la deuxième place du classement derrière Clermont.

Dans les loges du stade, il a d’abord enchainé les selfies et les accolades avec les grands anciens (Jauzion, Castaignède, Heymans, Brennan...) venus le saluer. Puis Guy Novès, l’homme aux dix titres de champion de France et aux quatre coupes d’Europe, a pris place pour assister à un spectacle qui a viré au récital de ses anciens joueurs. S’il pouvait compter sur le retour de son deuxième ligne international Yoann Maestri, le nouveau boss toulousain Hugo Mola craignait la réception des rugueux grenoblois. Son inquiétude n’aura duré qu’un petit quart d’heure, le temps pour Gaël Fickou de lancer son festival du jour.

Fickou voit triple

Avec ses jambes de feu, le centre de 21 ans, auteur d’un triplé, aura été l’un ceux qui ont enflammé le stade. Le Novès sélectionneur des Bleus aura sans doute apprécié. Tout comme il aura noté la prestation pleine d’allant du demi de mêlée Nicolas Bézy, récompensée par deux essais. Si les Bleus développent dans les prochains mois un jeu inspiré de ce Toulouse qu’il a bâti pendant 40 ans, les après-midi d’hiver du tournoi des VI Nations devraient retrouver un peu de saveur.

Tranchants sur chacune de leurs offensives en première période, les Haut-Garonnais ont régalé avec la bagatelle de huit essais inscrits face à des Isérois dépassés et finalement battus (52-12). Après huit journées, Toulouse pointe à la deuxième place du classement. Novès pouvait savourer l’héritage et l’hommage du peuple Rouge et Noir.

Novès : « J'avais besoin de vivre ça »

« Ça va au-delà de l'émotion, a confié Novès après la rencontre. C'est un grand privilège dans une vie. Ça fait plusieurs jours que je m'y prépare, je réfléchis. Il est bien évident que derrière il y a une émotion à la hauteur de 40 ans de vie. J'avais vraiment besoin de voir mon public. Celui qui m'a supporté dans les deux sens du terme, celui qui nous a permis de gagner tous ces titres, de vivre les bons et les moins bons moments.

J'avais besoin de vivre ça, avant de rompre ce moment de vie si exceptionnel et de me plonger dans l'avenir. Je suis né à Toulouse donc je ne peux pas vous dire que du jour au lendemain je ne suis plus toulousain. Je resterai toulousain. Mon cœur va me suivre car j'en ai besoin mais je suivrai toujours les matches du Stade Toulousain avec un œil différent. Ceci étant, je prends aussi conscience que je vais m'occuper du rugby d'une nation, donc des nouvelles choses très sérieuses vont démarrer et je serai très concentré sur ma nouvelle mission. »

la rédaction