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Top 14: Urios n’est pas d’accord avec Macron sur la notion de groupe

Christophe Urios, manager de l’Union Bordeaux-Bègles, est en désaccord avec la notion de groupe vantée par Emmanuel Macron, président de la République, auprès de l’équipe de France de foot, avant l’Euro.

Christophe Urios ne s’inspirera pas d’Emmanuel Macron pour motiver ses joueurs avant le barrage face à Clermont, ce samedi (20h45). Le manager de l’Union Bordeaux-Bègles ne partage pas les propos sur la notion de groupe prononcés par le président de la République, jeudi auprès des joueurs de l’équipe de France afin de les encourager pour l’Euro. "Le groupe est plus fort que chacun, a-t-il confié sur BFMTV. Sur le papier, on a les meilleures individualités mais c'est par le groupe qu'ils sont plus fort."

"Le 'nous', c’est fini maintenant"

Mais Christophe Urios ne le voit pas de cet œil. "Ce qui est important, aujourd’hui, là maintenant, ce n’est pas le groupe, a-t-il expliqué ce vendredi au sujet de l’approche auprès de ses joueurs. J’ai entendu l’allocution du président de la République auprès des Français pour le foot. Quand il dit 'le groupe est au-dessus de tout, c’est le groupe qui va faire gagner l’Euro', ce n’est pas vrai, je ne partage pas ça. Ce qui va faire gagner l’Euro, c’est Mbappé, Griezmann, Lloris… Ce sont eux qui vont faire gagner, ce n’est pas le groupe. Le 'nous', c’est fini maintenant."

Pour Christophe Urios, la cohésion de son groupe a déjà fait ses preuves au cours de la saison régulière. Ce sont désormais les individualités qui font la différence. "On peut penser quand même que les mecs sont complètement dedans, ensemble, sinon on serait 8es, 10es ou 12es, illustre Urios. Evidemment, il faut qu’il y ait ce 'nous', qu’on soit ensemble, qu’on ne perde pas le contrôle du match mais après, ce sont les meilleurs joueurs, ce sont des grands joueurs. Il faut que Matthieu (Jalibert) passe ses buts, qu’il soit un véritable chef d’orchestre, il faut que Max (Lucu) défende dur, que Clément Maynadier soit bon dans la mêlée, que Rémi (Lamerat) soit le guide de l’équipe derrière et que Romain (Buros) soit capable de faire la différence."

"Aujourd’hui, ce n‘est plus le groupe qui va gagner, conclut-il. Ce n’est pas que c’est faux, mais ce n’est pas que ça. C’est comme la communication, ce sont des va-et-vient. Tantôt tu vas parler du nous, de la vision, du projet commun, du groupe, et tantôt tu vas parler du jeu, de l’ambition, de l’intime de chacun."

NC avec RA