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Toulouse-Racing - Poitrenaud : « Pas le couteau sous la gorge »

Clément Poitrenaud

Clément Poitrenaud - -

L’arrière du Stade Toulousain estime que son équipe n’a pas de pression particulière à l’heure d’accueillir le Racing Métro 92, ce vendredi (21h), en barrages du Top 14. Les doubles champions de France jouent pourtant leur saison sur ce match couperet.

Clément, après avoir disputé autant de phases finales de Top 14, c’est un peu la routine pour vous ?

Non, on est toujours très excités et très heureux de démarrer cette période de la saison. On mesure toute la chance qu’on a d’y participer régulièrement. Même si cette année, on passe par des barrages. Ça fait un match excitant de plus. C’est ce qu’il faut se dire, même s’il est semé d’embûches et que ce sera évidemment très compliqué.

Avez-vous une recette spéciale pour aborder ces matchs couperets ?

Il n’y a pas de recette particulière. On efface juste ce qu’il s’est passé pendant 10 mois, les bonnes et les mauvaises choses. On remet les compteurs à zéro. Il y a une énergie un peu différente dès le début de la semaine. On le sent, c’est tout une équipe qui bosse dur pour qu’on réussisse.

Fabrice Estebanez, le joueur du Racing, donne 5% de chance à son équipe de se qualifier. Est-ce de l’intox selon vous ?

L’humilité, c’est bien, il faut en avoir. C’est un peu notre leitmotiv depuis de nombreuses années. Après, Fabrice exagère un petit peu. Et même beaucoup ! Ça va être du 50-50. Cette équipe du Racing est vraiment redoutable. C’est la meilleure équipe de la deuxième phase du championnat. En plus, vu notre saison et le jeu qu’on a pratiqué, ils sont en droit d’espérer beaucoup de cette rencontre.

Vous semblez avancer avec plus d’incertitudes que la saison passée…

L’an dernier, on finit premier de la phase régulière. On n’a pas connu les mêmes galères que cette année. Au-delà de l’absence des internationaux, on a eu beaucoup de blessures. Et ça continue. C’est une saison un peu compliquée. Mais malgré tout ce qui a pu se dire, on est toujours là. On a encore la chance de participer aux demi-finales et d’envisager de gagner le championnat. Maintenant, il y a un très gros morceau qui se profile à l’horizon. Ça va être très compliqué. Ces phases finales sont toujours des moments magiques, surtout au Stadium, devant notre public. Il faut en profiter. Mais pour ça, il faut donner le maximum et respecter l’adversaire. C’est ce qu’on va tenter de faire pour passer un bon moment.

Une élimination serait-elle vécue comme un échec ?

Oui, ce serait forcément un échec. Maintenant, on n’a pas de pression particulière par rapport à ça. On a gagné quatre titres en cinq ans. Les autres aussi ont le droit d’être bons et meilleurs que nous. Les Clermontois et les Toulonnais sont en finale de la Coupe d’Europe. C’est amplement mérité au vu de leur saison. On n’a pas le monopole du titre de champion de France. Si on perd, on sera très déçu. Ce sera un échec mais pas un cataclysme. On est concentré, on a envie. Mais on n’a pas le couteau sous la gorge.

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Propos recueillis par Wilfried Templier, à Toulouse