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Toulouse veut éviter le flop

Thierry Dusautoir

Thierry Dusautoir - -

Le Stade Toulousain accueille le Racing Métro 92, ce vendredi (21h), en barrages du Top 14. Présents tous les ans dans le dernier carré du championnat depuis 1994, les joueurs de Guy Novès veulent prolonger leur série historique et ainsi écarter le spectre d’une saison manquée.

Depuis que le rugby est professionnel, le Stade Toulousain a toujours disputé les demi-finales du championnat de France. Voilà 19 printemps consécutifs que les joueurs de Haute-Garonne s’invitent dans le dernier carré du Top 14. Une série incroyable, et inédite au niveau mondial, que les hommes de Guy Novès comptent bien prolonger. Mais contrairement aux années précédentes, les doubles champions en titre vont devoir passer par la case barrages pour y parvenir. Une première depuis 2010. Après voir terminer troisièmes de la saison régulière, les Toulousains vont jouer leur destin face au Racing Métro 92, ce vendredi (21h). « Il faut qu’on soit à notre meilleur niveau, prévient le capitaine Thierry Dusautoir. Le Racing Métro est une très bonne équipe. Il faudra un grand Stade Toulousain pour passer ce quart de finale. »

Fort de ses 19 Boucliers de Brennus, le club de la Ville Rose, qui pourra compter sur le soutien d’Ernest-Wallon, a le vécu nécessaire pour franchir l’obstacle. « On a beaucoup de joueurs expérimentés, qui savent gérer ça, assure Jean-Marc Doussain, le demi de mêlée. On a confiance en eux. Ça fait trois ans que je fais partie du groupe. J’appréhende moins que les années précédentes mais il y a toujours cette pression parce que c’est un match particulier, avec de l’enjeu ». Un enjeu qui ne semble pas intimider la formation la plus titrée de l’Hexagone. « On a la confiance nécessaire pour jouer ce match, affirme Novès. On est conscient de ce qu’on peut faire. On a d’excellents joueurs qui ont le potentiel depuis 20 ans pour jouer des phases finales ! »

Lamboley : « Ce serait une saison gâchée »

Malgré cet optimisme affiché, le Stade Toulousain sait que sa saison va se jouer lors de ces 80 minutes face aux Franciliens. Terminer derrière Toulon et Clermont, les deux finalistes de la H Cup (le 18 mai à Dublin), n’avait rien de déshonorant. Tomber dès les barrages serait en revanche beaucoup plus difficile à encaisser. « Ce ne serait pas un coup de tonnerre mais ce serait une saison gâchée, concède le troisième-ligne Grégory Lamboley. Ce serait frustrant d’échouer si proche du dernier carré. Sur un match, tout est possible, on en a conscience et on va tout faire pour que ça n’arrive pas. »

Pour se rassurer, les Rouge et Noir peuvent se rappeler que seul l’USAP est venu s’imposer - de justesse - sur leurs terres cette saison (18-19 le 15 février). Mieux, ils restent sur quatre victoires de rang face aux Racingmen. De quoi aborder ce rendez-vous avec sérénité. « Le bon stress va monter crescendo, glisse Lamboley. La concentration et l’écoute sont décuplées parce qu’on mise toute notre saison sur des matchs comme ça. On n’a pas travaillé 10 mois pour rien ! »

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Alexandre Jaquin avec Wilfried Templier, à Toulouse