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UBB-Montpellier: le coup de gueule de Saint-André sur le calendrier "impossible"

Après la lourde défaite de son équipe de Montpellier très rajeunie, sur la pelouse de Bordeaux-Bègles ce mardi en match en retard de Top 14 (57-9), Philippe Saint-André a poussé un nouveau coup de gueule sur le calendrier.

Dur retour sur terre pour Montpellier. Quatre jours après sa victoire en finale du Challenge européen face à Leicester à Twickenham (18-17), le club héraultais devait déjà replonger en Top 14 avec un périlleux match en retard sur la pelouse de Bordeaux-Bègles (3e). Et il n’y a pas eu de surprise. Avec une équipe très rajeunie, le MHR (10e) a logiquement coulé face à un prétendant au Bouclier de Brennus (57-9). Pour Philippe Saint-André, le calendrier infernal imposé par les reports dus au Covid est "impossible" à tenir.

"Cinq matchs en 18 jours, en fin de saison, avec un effectif où j’avais déjà sept pros dont la saison était terminée... A chaque match, c’est trois ou quatre joueurs cassés, souffle le manager de Montpellier. Ce qui m’énerve, c’est que c’est ma responsabilité parce que je suis entraîneur et éducateur. Sincèrement… On est un sport de combat. On n’est pas un sport où les mecs peuvent jouer tous les deux jours.

"On n’est pas épuisé mentalement, mais on a besoin de récupérer parce que cet enchaînement est impossible, explique Philippe Saint-André. C’est impossible dans le rugby et dans le sport professionnel. Sinon, le rugby serait aux Jeux olympiques, à quinze, depuis très longtemps. On ne peut pas être aux Jeux olympiques. Les Jeux olympiques, c’est court. Nous, une Coupe du monde, ça dure combien de semaines ?"

Saint-André: "Il n’y a aucune équité"

"J’avais tiré la sonnette d’alarme il y a cinq, six semaines, en disant qu’il n’y aurait aucune équité dans cette fin de saison de Top 14. Et il n’y a aucune équité", conclut l’ancien sélectionneur du XV de France. "Mentalement, ça commence à être très, très dur, avoue le 3e ligne montpelliérain Martin Devergie. On joue un maintien. On a joué aussi une finale de Coupe d’Europe. Donc que des matchs couperets. C’est très, très dur physiquement et mentalement de préparer ces matchs-là. Sept matchs en 29 jours, ça fait quand même un peu beaucoup. J’espère que ça ne se reproduira pas."

Le MHR va désormais jouer une sorte de finale pour le maintien en Top 14 face à Bayonne ce samedi (17h). "On n’est pas encore sauvé, souligne Philippe Saint-André. Mathématiquement, on a besoin de deux points. On se douche, on rentre très, très vite, on pense à la récupération. On va se concentrer pour gagner contre Bayonne samedi. On est loin d’être sauvé. Bayonne aura eu 15 jours pour préparer le match, alors que nous on va enchainer cinq matchs." Quatre-vingt minutes plus tard, Montpellier pourra peut-être enfin souffler.

LP avec NP