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Tournoi des VI Nations: France-Écosse, ce carton de 2007 qui doit servir d'exemple

Face à l'Écosse vendredi soir (21h), le XV de France doit s'imposer largement pour remporter le Tournoi des VI Nations. Ce qui rappelle le dénouement de 2007, lorsque les Bleus avaient réussi à battre ce même adversaire pour être sacré à la différence de points générale. Pour RMC Sport, Pascal Papé et Imanol Harinordoquy témoignent.

Le 17 mars 2007, à 16h30, le XV de France reçoit l'Écosse pour la dernière journée du Tournoi des VI Nations. Pour décrocher le titre et doubler l'Irlande à la différence de points générale, qui venait de s'imposer largement face à l'Italie, une victoire avec au moins 24 points d'écart est nécessaire. Résultat: grâce à un essai à la dernière minute d'Elvis Vermeulen, les Bleus de Bernard Laporte s'imposent de 27 points (46-19). De quoi donner des idées aux hommes de Fabien Galthié, qui affrontent vendredi soir (21h00) cette même nation?

Pour rappel, deux scénarios de victoire permettent au XV de France de remporter ce Tournoi des VI Nations 2021: avec minimum quatre essais (bonus offensif) et au moins 21 points d'écart ; avec six essais ou plus et très exactement 20 points d'écart. Une autre possibilité aboutirait à un partage du titre avec le Pays de Galles. Il faudrait pour cela une victoire avec exactement cinq essais et 20 points d'écart.

Les souvenirs de Papé

Dans l'équipe victorieuse en 2007, Raphaël Ibañez, actuel manager des Bleus, était là. "Bien sûr qu'on échange avec Raphaël sur ce genre de choses, admet le capitaine Charles Ollivon, présent jeudi soir en conférence de presse. La principale chose qu'il nous dit, c'est de s'impliquer à 200%, de tout laisser."

"Le conseil que je pourrais donner, c'est de prendre beaucoup de plaisir. Il ne faut rien regretter", abonde l'ancien deuxième ligne Pascal Papé, remplaçant au coup d'envoi de ce match mémorable. "On savait qu'il fallait un nombre de points d'écart, en revanche il n'y avait aucune pression sur le groupe toute la semaine. On en avait parlé en début de semaine, mais ça n'avait pas été un fil conducteur pour le match", se souvient-il pour RMC Sport.

"Mettre une chronologie"

"Déjà, on voulait gagner le match avec le bonus, puis saisir l'opportunité, précise-t-il. La philosophie, c'était vraiment de construire cette victoire. Et après si on pouvait aller au-delà des points, c'était du bonus. Il fallait vraiment mettre une chronologie à notre match. (...) Il faut savoir hiérarchiser le début de rencontre. On avait été très bon en conquête, notamment en mêlée et sur la touche. C'était une super rampe de lancement pour la victoire."

"Ça reste un bon souvenir, ajoute Imanol Harinordoquy, qui était titulaire. La particularité de ce match, c'est qu'on est allé le chercher au bout du bout. (...) On était vraiment fous de joie".

À l'époque, le sacre était devenu officiel quelques heures après la fin du match, avec la défaite de l'Angleterre contre le Pays de Galles. "On avait fêté et soulevé le trophée dans un stade vide", se rappelle l'ex-troisième ligne. Ce sera peut-être pareil vendredi soir.

https://twitter.com/julien_absalon Julien Absalon Journaliste RMC Sport