RMC Sport
EXCLU RMC SPORT

XV de France: la réponse de Philippe Saint-André, traité de "lâche" par Maxime Mermoz

Traité de "lâche" et de "baltringue" par Maxime Mermoz, Philippe Saint-André a répondu à l'ancien trois-quarts centre, rappelant qu'un entraîneur doit "faire des choix".

Quelques heures après la sortie choc de Maxime Mermoz à l'égard de Philippe Saint-André, dans lequel l'ancien trois-quarts centre traite l'ex-sélectionneur du XV de France de "baltringue" et de "lâche", l'entraîneur de Montpellier lui a répondu dans le Super Moscato Show ce vendredi. Et "PSA" reste droit dans ses bottes.

“Je suis triste pour Maxime qu'il sorte une histoire huit ans après. Il doit y avoir un mal-être, je suis malheureux pour lui. Je n’ai même pas envie de me justifier. Au RC Toulon, les titulaires étaient Mathieu Bastareaud et Matt Giteau. Bastareau était le titulaire de l’équipe de France et Wesley Fofana était l’un des meilleurs trois-quarts centre européen, rappelle Saint-André. Le rôle d’un entraîneur est de faire des choix. J’en fais depuis pratiquement 20 ans. Heureusement que les joueurs ne sont pas contents parce que ce sont des compétiteurs, ils veulent être titulaires. Quand ils sont remplaçants ou hors du groupe, c’est difficile pour eux."

"C'est l'hôpital qui se fout de la charité"

S'il assume ne pas avoir fait "que des bons choix" dans sa carrière d'entraîneur, longue d'une vingtaine d'années, le coach montpelliérain n'a pas "envie d'aller polémiquer" après la sortie explosive de l'ancien toulousain. "J’ai surtout envie qu’il trouve sa voie de l’après-rugby et soit heureux. Tu ne peux pas ressortir des histoires de 7 ou 8 ans avec une frustration comme ça. On fait notre métier, on essaie d’être le plus transparent possible. Le mot lâche, j'ai du mal. J’ai pris des baffes dans la gueule mais je ne me suis jamais échappé. Quand on a pris 60 points en quarts de finale (62-13 contre la Nouvelle-Zélande), je suis allé devant la presse. J’ai pris la responsabilité totale de cet échec et j’ai fermé ma gueule. Quand tu es dans ce job, tu dois prendre les bons et les mauvais côtés. C’est l’hôpital qui se fout de la charité."

Retraité depuis septembre 2020, Maxime Mermoz a connu une aventure compliqué avec le maillot bleu sous le mandat de PSA, en poste entre 2011 et 2015, au point de ne pas être du voyage pour la Coupe du monde 2015 en Angleterre. "En fait, il n’a pris que ses potes, regrette Mermoz avec le recul. Il savait qui allait être titulaire, et qui serait content d’être remplaçant. C’est là où je me suis dit que le rugby français est une grosse supercherie et qu’il n’a pas à se plaindre d’avoir des résultats de merde."

AS, avec le Super Moscato Show