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XV de France - Nyanga : "L’Angleterre, c’est dans une éternité"

Yannick Nyanga

Yannick Nyanga - AFP

Après un repos bénéfique, les Bleus ont entamé leur seconde phase de préparation à la Coupe du monde. Mais si les ballons sont de sorties à Marcoussis, le staff réserve quand même quelques surprises, avec notamment une escapade du côté du GIGN. Yannick Nyanga revient sur cette matinée particulière et sur la suite du programme avec en ligne de mire un match amical contre l’Angleterre, le 15 août, qui n’occupe pas encore son esprit.

Comment avez-vous apprécié les quatre jours de repos dont vous avez bénéficiez la semaine passée ?

Très bien. Ça fait du bien de couper un peu, surtout pour le moral. Car pour les jambes, il faut plus de quatre jours pour récupérer. Mais c’est toujours bénéfique, mais toujours trop court aussi. Après, on le savait, ça fait partie du jeu. Mais voir nos famille, nos proches, c’est un très bon remède. On est revenu avec beaucoup d’envie. On est aussi bien entré dans cette seconde phase de préparation. Nous avons basculé sur le rugby. On est content de se retrouver avec ce groupe qui vit bien. On espère que ça va durer. 

Vous avez passé une matinée avec le GIGN. Pouvez-vous nous raconter ?

C’était très intéressant. Ça permet de ne pas faire tous les jours la même chose. C’était une super expérience pour tous les joueurs. Je ne sais pas si ça nous servira pour plus tard. Ce serait trop facile de dire qu’on va être champion du monde parce qu’on a vu le GIGN. C’est une très bonne expérience qui nous a beaucoup apporté, notamment en tant qu’hommes. Il faut rappeler que ce sont des gens qui risquent leur vie tous les jours pour que des personnes comme nous aient un quotidien paisible. Ce sont eux les vrais héros, mais ils vivent dans l’anonymat. Echanger avec eux, c’est très enrichissant. 

Ça vous donne une idée de reconversion ?

Non, pas du tout (il rigole).

« Je n’ai pas la tête à l’Angleterre »

Le premier match amical est programmé le 15 août face à l’Angleterre. Ça va arriver vite, non ?

Pour vous oui. Pour nous, les journées sont tellement remplies que ce n’est pas facile. Pour nous, ce sera dans une éternité ! Pour l’instant, personnellement, je n’ai pas la tête à l’Angleterre, surtout qu’on n’est pas assuré de participer à ce match. Il faudra peut-être encore attendre une semaine de plus pour jouer. Quand c’est difficile, ça passe toujours plus doucement. Mais on prend quand même du plaisir !

Le ballon est de retour aux entraînements et prend de plus en plus de place. Comment cela se passe-t-il concrètement ?

On travaille notre jeu pour la Coupe du monde. On travaille comme lors des rassemblements pour le Tournoi, sauf qu’au lieu d’aller à l’essentiel car on à 20 minutes pour travailler un secteur, là on peut aller dans le détail. C’est peut-être même encore mieux qu’en club car on est 24 heures sur 24 ensemble. Là, même le soir, tu peux discuter avec un coéquipier pour peaufiner des choses. C’est un luxe. Ça fait un mois qu’on est ensemble. Il en reste encore un peu plus d’un avant le début de la compétition. C’est énorme. Tout est multiplié par 10.

Vous êtes de retour à Marcoussis après 10 jours à Tignes où les supporters étaient au rendez-vous. Est-ce que vous préférez être au calme à Marcoussis ou qu’il y ait un peu de mouvement avec les supporters ?

Ça dépend des moments. C’est vrai qu’à Tignes, on a senti l’engouement du public. C’est une bonne chose, ça fait toujours plaisir. Marcoussis, c’est un peu la maison. On y a nos habitudes. Donc entre la maison et un lieu où on vous acclame, c’est difficile de choisir. On a la chance d’avoir les deux. Après un peu de calme, on va retrouver les supporters à Falgos. On connait la ferveur là-bas, on sera bien accueilli. C’est idéal