RMC Sport

XV de France - Saint-André: "Prendre moins de points qu’au dernier match"

Philippe Saint-André

Philippe Saint-André - AFP

A la veille du 100e Crunch face à l’Angleterre, le sélectionneur Philippe Saint-André a dévoilé la composition du XV de France qui sera aligné à Twickenham ce samedi (21h). Szarzewski capitaine, la charnière Parra - Trinh-Duc, PSA passe en revue son XV de départ.

Philippe Saint-André, pouvez-vous nous expliquer le choix de votre capitaine ?

Dimitri Szarzewski va porter le maillot avec le coq pour la 80e fois, c’est quelque chose d’assez exceptionnel dans la carrière d’un joueur. En plus c’est quelqu’un qui a l’habitude d’être capitaine, parce que c’est le capitaine du Racing Métro. Il a un état d’esprit exceptionnel, il est arrivé depuis le début de la préparation et ça a été, avec pas mal d’anciens, un des leaders de ce groupe. À partir du moment où Thierry Dusautoir et Pascal Papé étaient absents pour ce match-là, c’est normal que Dimitri soit le capitaine.

Peut-il évoluer dans la hiérarchie des capitaines ?

Dimitri est quelqu’un d’important dans le groupe, en raison de ce qu’il apporte mais également de son investissement. Et surtout il a l’habitude des matches de très haut niveau, et encore une fois c’est quelqu’un qui a l’habitude d’être capitaine dans son club, et ça c’est important.

Qu’attendez-vous de la charnière Parra - Trinh-Duc alignée ?

Ils ont l’habitude de jouer ensemble. Sur la ligne de trois-quarts, à part Morgan, tous les autres sont ceux qui ont repris le plus tôt la préparation avec nous. Morgan sera le buteur n°1 samedi. Et que ce soit Morgan ou François, ils ont des repères ensemble et de l’expérience. Donc ce sera à eux de guider le jeu de l’équipe de France mais sans se mettre plus de pression que cela.

« Il y a une bonne homogénéité dans cette équipe »

La composition anglaise annoncée lundi vous a-t-elle fait modifier certaines choses ?

Non car nous avions pratiquement validé notre équipe dimanche soir. Et l’annonce de cette équipe ne m’a pas étonné. Les Anglais sont aussi dans une période de grosse préparation, ils ont débuté leur préparation avec 50 joueurs. Comme nous, le sélectionneur anglais a besoin de voir des joueurs. On a vraiment fait cette équipe par rapport au fait que les joueurs retenus sont ceux qui ont eu le plus de préparation. Et je crois qu’il y a une bonne homogénéité dans cette équipe.

Après cinq semaines de préparation physique, quels sont les motifs de satisfaction concernant cet aspect ?

Cinq semaines, non. Bien sûr nous avons fait du physique, mais nous avons également fait du rugby. Nous avons vraiment axé le travail sur le stage de Tignes, et sur l’aspect énergétique. Sans vous dévoiler les résultats, entre les tests que nous avions fait en amont et les tests que nous avons fait au retour de Tignes, l’évolution des joueurs a été assez impressionnante. Tous ont évolué, certains énormément. Mais cela ne reste qu’un critère de ce sport, même si nous savons que sur l’aspect physique et sur le travail des trois premières semaines les résultats sont plus que satisfaisants.

Sur la paire de centres inédite (Lamerat / Dumoulin), c’est la fraicheur qui a joué ?

Oui, Rémi Lamerat a commencé la préparation très tôt. Je pense qu’il a toutes les qualités pour jouer à ce niveau-là, il avait été titulaire au VI Nations même s’il s’était blessé très rapidement. Avec Alexandre Dumoulin, nous avons une paire de centre qui peut être aussi très complémentaire. C’est à eux de s’investir et de jouer sans pression, mais avec l’envie de jouer et de bien défendre.

Pouvez-vous nous expliquer le choix à l’aile ?

Brice Dulin joue 15, mais il a une formation de trois-quarts aile. On s’aperçoit qu’au niveau international, il y a beaucoup de 15 qui jouent trois-quarts aile comme Ben Smith, l’ailier néo-zélandais. Et on s’aperçoit qu’au niveau international, il y a de plus en plus de ballons sur du jeu de relance. En sachant qu’actuellement, nous n’avons que trois ailiers et deux arrières, dans une compétition comme la Coupe du monde, avec un match puis un autre match quatre jours après, nous ne sommes pas à l’abri de blessures. Donc c’était vraiment une solution que j’avais envie de tenter, cela peut nous amener du jeu de contre-attaque, surtout dans troisième rideau.

Qu’attendez-vous de ce match de préparation ?

J’espère surtout que nous allons prendre moins de points qu’au dernier match ici (55-35, ndlr). Si on peut en marquer plus que la dernière fois… Après, nous connaissons les Anglais. On sait l’intensité qu’ils vont mettre pendant 80 minutes. Mais je crois qu’on a des joueurs qui sont prêts, et qui ont énormément travaillé depuis cinq semaines. Ce sera la validation de leurs investissements. Il sera intéressant de voir si nous sommes capables de mettre de l’envie et de l’intensité pendant 80 minutes.