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Fourcade : "Le ski de fond me fait progresser"

Martin Fourcade

Martin Fourcade - AFP

Invité de Direct Laporte sur RMC ce dimanche, Martin Fourcade est revenu sur ses deux succès en sprint et poursuite, ce week-end à Ostersund. Le double champion olympique explique que ses expériences en ski de fond cette saison l’aident à s’améliorer encore en biathlon, sa discipline de prédilection.

Martin, comment jugez-vous ce week-end qui s’est soldé par deux succès ?

C’est bien quand ça se passe comme ça. Je suis bien placé pour savoir que ce ne sera pas comme ça toute la saison. Il y a aura forcément un coup de moins bien. Certains de mes adversaires seront aussi meilleurs que ce qu’ils ont montré ce week-end. Ce qui est pris n’est plus à prendre.

Vous avez survolé les débats en poursuite ce dimanche, notamment en ski de fond. Votre participation à une étape de Coupe du monde la semaine dernière vous a-t-elle servi ?

C’était une super expérience, je me suis régalé. Est-ce que cela m’a permis d’aller plus vite sur les skis ? C’était une partie de l’objectif. Je n’étais pas dans ma meilleure forme le week-end dernier (il avait terminé 22e à Ruka, en Finlande, ndlr). Je suis content d’être revenu avec de supers résultats, j’avais de très bonne sensations sur les skis ce week-end.

A l’inverse de l’année dernière où vous aviez été diminué par une mononucléose lors de votre préparation, cela s’est beaucoup mieux passé cette année avec notamment la naissance de votre fille…

C’est parfois plus fatigant qu’une mononucléose ! J’ai vécu une préparation parfaite cette année. Je suis super content d’avoir pu mettre en place ce que je voulais pour être performant. Je suis content que ça paie aujourd’hui. Il y a eu pas mal de bouleversements avec l’arrivée de ma petite fille. C’est une super expérience et il faut que j’en profite. Je la retrouve demain après 20 jours d’éloignement, ça va me faire du bien.

« Une super entame de saison pour l’équipe de France »

Avez-vous des ambitions sur le ski de fond ?

Ce n’est pas le même sport, l’effort est totalement différent. Je peux comparer ça aux différentes disciplines d’athlétisme. J’ai envie de me tester là-dessus de temps en temps. Je prends beaucoup de plaisir parce que c’est une discipline que j’ai pratiquée plus jeune. Ça me pousse à travailler sur des secteurs que je n’ai pas l’habitude de travailler dans ma discipline. Ça me fait progresser.

Même si vous n’avez que 27 ans, pensez-vous déjà à votre reconversion en fin de carrière ?

La saison n’a attaqué qu’il y a deux jours, donc je n’ai pas envie de penser à la fin de ma carrière. On a forcément des domaines qu’on a envie d’explorer sur l’après. J’aime beaucoup l’univers du marketing sportif et des Jeux Olympiques. Ce sont des domaines qui me plaisent. Mes envies ont changé par rapport à celles d’il y a dix ans, elles changeront encore d’ici la fin de ma carrière. Pour l’instant, ce n’est pas du tout d’actualité. Je n’ai aucun plan pour l’après.

Quentin Fillon Maillet a pris la troisième place de la poursuite, ce dimanche. Le considérez-vous comme un ami ou comme un adversaire ?

Je le considère comme un coéquipier mais sur la piste, on ne se fait pas de cadeau, chacun fait sa course. Il n’y a pas d’animosité entre nous et je suis super content quand je vois que Quentin finit troisième (de la poursuite, ndlr). Il a fait un super week-end, les filles aussi. C’est une super entame de saison pour l’équipe de France. Quand on marche tous dans la même direction et que tout le monde a le sourire, c’est plus facile de profiter et de savourer que lorsque certains sont plus meurtris par leurs résultats.