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Mondiaux de biathlon: "Je ne vais pas m’arrêter là", prévient Chevalier-Bouchet après ses deux médailles

Anaïs Chevalier-Bouchet, 28 ans, a remporté la médaille de bronze de la poursuite aux Mondiaux de biathlon de Pokljuka (Slovénie), ce dimanche. Mais la Française, déjà médaillée d’argent la veille sur le sprint, en veut encore.

Anaïs Chevalier-Bouchet, vous avez joué pour la victoire jusqu’au bout dans la poursuite. Quel est le sentiment de terminer avec le bronze ?

Je suis contente, ça fait une deuxième médaille. Je vous avoue que je le suis depuis le podium. Avant, il y avait un peu de frustration quand même… Mais en fait non. C’est très bien, deux médailles, c’est super. J’ai joué pour la médaille d’or tout le long de la course et il m’en a un peu manqué physiquement. Je pense que c’est aussi un peu dû à samedi (elle a terminé 2eme du sprint, ndlr). Physiquement ça va, mais je n’ai pas pu faire les "récup" que je voulais, j’ai été pas mal sollicitée. J’ai eu le contrôle antidopage un peu long. C’est le revers de la médaille et je ne vais pas cracher dessus, loin de là. Aujourd’hui j’étais un peu moins bien sur les skis. Mais j’ai joué devant tout le long, j’ai réussi à jouer devant tout le long et ça je vais le retenir.

On a vu un peu plus d’émotions qu'après le sprint…

Je pense que je suis encore en mode machine, et ce soir (dimanche) à mon avis… Je vais redescendre un peu brutalement. Mais je ne réalise pas trop encore. Et hier j’étais déjà concentrée sur la course du jour. Mais des opportunités de faire deuxième sur un sprint, pas si loin du titre, peut-être que ça ne m’arrivera qu’une fois dans ma carrière. Tant pis. C’est pour ça que là je suis un peu frustrée mais, en vrai, ça va (rires).

Est-ce qu’il y avait de la tension aujourd’hui ?

Non, pas plus que ça, j’étais bien plus tendue samedi. Aujourd’hui, de toute façon, il était hors de question que je regarde ce qu’il se passe derrière. Je ne connaissais pas les écarts. J’étais focalisée sur devant, sur le fait de faire mon job. Et il n’y avait pas beaucoup de tension.

Votre entraîneur avait promis de courir un marathon autour du lac de Bled si une biathlète tricolore glanait une deuxième médaille en individuel. Il va devoir courir à cause de vous…

Ah oui c’est vrai ça, j’avais oublié ! Demain (lundi), six kilomètres le tour, donc sept tours de lac... Je vais faire un ravito. Je vais m’assoir sur un banc au soleil et je vais attendre qu’il passe ! (rires)

Il reste encore une deuxième semaine de compétition, avec quelle ambition ?

On court déjà mardi l’individuel 15km donc lundi, ce sera journée de repos pour moi. Clairement, j’ai besoin de me reposer, de poser un peu tout la tête et le corps. Et puis après, je ne vais pas m’arrêter là, quand même… Non mais déjà je vais digérer ces deux médailles, parce que c’était loin d’être gagné en y repensant. Et puis je suis sur une bonne dynamique et ça c’est cool.

Julien Richard