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Yoka : "A Rio, c’est l’or ou rien"

Invité du Super Moscato Show ce mercredi sur RMC, Tony Yoka a évoqué son ambition olympique à 163 jours de l’ouverture des Jeux de Rio. Champion du monde amateur des poids lourds en titre, le Français ne cache pas son objectif : la médaille d’or.

Tony Yoka, vous êtes champion du monde en titre. L’or olympique sera-t-il votre seul objectif à Rio ?

A Rio, c’est l’or ou rien. Avant les Mondiaux, je ne savais pas vraiment où me situer dans la hiérarchie mondiale donc je visais un podium olympique. Mais là, étant donné que je suis champion du monde, toute médaille autre que l’or serait une grosse déception.

Pour un boxeur, que représente ce titre olympique par rapport au sacre mondial ?

Ça n’a rien à voir. C’est comme si, en football, tu gagnais l’Euro ou la Coupe du monde. C’est un très gros niveau, avec les mêmes adversaires. Mais le titre olympique des lourds, c’est énorme. A part Tyson, tous les plus grands boxeurs ont été champions olympiques.

Dans la boxe olympique, on peut aussi se faire arnaquer...

C’est vrai qu’il y a eu des années où les Français n’ont pas été très bien sur ce plan. J’ai d’ailleurs une grosse pensée pour mon ami Alexis Vastine (décédé l’an dernier lors du tournage de l’émission « Dropped », ndlr)... Mais depuis peu, ça va beaucoup mieux. Ils ont remis de l’ordre dans la Fédération internationale et ils font vraiment tout pour que ça se passe bien. D’ailleurs, j’ai été champion du monde et je ne me suis pas fait voler.

Passerez-vous professionnel juste après les JO ?

J’ai déjà un contrat avec la Fédération internationale qui me permet de faire des combats pros. Et après les Jeux, comme on a discuté, je passerai professionnel dans le format tel qu’on le connaît. C’est ma deuxième olympiade. La boxe olympique, j’ai fait le tour.

Votre coach depuis vos 16 ans, Mariano Gonzalez, est un Cubain. Que vous apporte-t-il ?

L’école cubaine, c’est avant tout la technique et le déplacement. Toucher sans se faire toucher. Leur technique est magnifique. C’est comme les Brésiliens en football. Mon coach a formé beaucoup de champions olympiques. Il est arrivé en France en 2007 et il m’a pris en mains à partir de fin 2008. Il comprend le français mais il ne le parle pas bien. Ça m’a permis d’apprendre une autre langue. Aujourd’hui, je parle couramment espagnol.

Comme beaucoup de poids lourds, votre modèle est-il Mike Tyson ?

Mon modèle n’a jamais été Mike Tyson. C’est un très, très grand boxeur, un monstre, champion du monde à 20 ans. Mais personnellement, je suis plus Mohammed Ali et Lennox Lewis. Techniquement et dans la façon de gérer leur carrière, ils me correspondent plus.