RMC Sport

Fed Cup: Benneteau raconte la discussion entre les Bleues pour "crever l'abcès"

L'équipe de France de Fed Cup s'est qualifiée pour la finale en dominant la Roumanie de Simona Halep ce week-end. Caroline Garcia et Kristina Mladenovic ont enterré la hache de guerre pour offrir aux Bleues le point décisif dans le double.

Un parcours de Fed Cup, c'est avant tout une histoire d'harmonie. Julien Benneteau l'a bien compris. Dans le Super Moscato Show ce mardi sur RMC, après la qualification pour la finale (10 et 11 novembre en Australie), le capitaine des Bleues est revenu sur l'épisode qui a tout changé: une discussion qui a permis à Kristina Mladenovic, Caroline Garcia et leurs coéquipières de crever l'abcès. Et d'oublier les brouilles passées.

"Garcia savait que cela allait être un peu froid"

"Ce n'est pas mon problème mais quand j'ai été nommé, j'ai dit individuellement à chacune des filles qui pouvaient faire partie du groupe: 'Mon objectif sera d'avoir la meilleure équipe, donc vous savez ce que cela veut dire', raconte Julien Benneteau. Quand Caroline est revenue au premier tour, cela faisait deux ans qu'elle n'avait pas joué, il y avait forcément des choses qui s'étaient passées. Quand on s'est retrouvés pour la première fois, elle savait que cela allait être un peu froid, un peu tendu. Je l'avais eue au téléphone, elle m'avait dit 'Je sais, il n'y a pas de soucis, on va parler'."

"Elles voulaient crever l'abcès mais que cela soit constructif"

Après deux ans de pause sur fond de guéguerre avec son ancienne partenaire de double Kristina Mladenovic, Caroline Garcia avait accepté de revenir en équipe de France de Fed Cup en février dernier, face à la Belgique. "Deux ans, ce n'est pas si long que ça dans une carrière de tennis. J'ai toujours dit que je reviendrais, que ça me tenait à coeur", confiait alors la numéro 1 française. Il aura finalement fallu encore un peu plus de temps pour tout mettre à plat.

"Deux filles très intelligentes et qui ont un peu de recul, Alizé Cornet et Pauline Parmentier, ont dit qu'elles avaient des choses à lui dire, poursuit le capitaine. Moi je leur ai dit 'Ok mais le passé, c'est le passé, moi je pars d'une page blanche avec vous'. Elles voulaient crever l'abcès mais pour que cela soit constructif. Il y avait les cinq joueuses, mon entraîneur et moi. Ce n'était pas chaud mais certaines voulaient balancer des piques... A un moment, j'ai dit 'C'est bon, pourquoi on est là? Que voulez-vous faire? Maintenant, on avance ensemble'."

A.Bo