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Djokovic, n°1 de la polémique

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L’affiche du quart de finale de Bercy, programmée vendredi soir entre Jo-Wilfried Tsonga et Novak Djokovic, a vécu après l’abandon du Serbe. Blessure (à l’épaule) diplomatique ou vrai coup de pompe ? Le gros chèque empoché par « Nole » pour s’aligner à Paris alimente les débats.

Déception ou amertume pour les 13 000 fans qui avaient prévu d’assister au quart de finale entre Jo-Wilfried Tsonga et Novak Djokovic, ce vendredi soir à Bercy ? L’étape parisienne du prestigieux circuit des Masters 1000 s’est vu amputer d’une belle affiche après l’annonce du forfait du Serbe, vendredi matin. Dans un communiqué, le n°1 mondial s’est justifié avec humour : « Mon corps me supplie de lui donner du repos ». Deux matches remportés face à Ivan Dodig (6-4, 6-3) et Victor Troicki (4-6, 6-3, 6-1) avaient fait oublier les soupçons du début de semaine. Souffrant d’une épaule, « Nole » était-il venu à Paris pour simplement encaisser le gros million d’euros (1,2 exactement) qui lui était promis en cas de participation au tournoi ? Les partisans de cette thèse peu flatteuse pour le joueur ont désormais suffisamment d’eau à apporter à leur moulin. Jean-François Caujolle, le directeur du tournoi, veut simplement faire partie des déçus. « Je suis désolé pour les supporteurs, mais il n’est pas venu chercher un chèque, affirme le patron du tournoi. Sur un match face à Jo (Tsonga, ndlr), il ne peut pas se permettre de jouer sans être à 100%. Et il n’est pas sûr d’aller à Londres (aux Masters, ndlr). »

Sept matches depuis sa victoire à l’US Open

Dans son communiqué, Novak Djokovic affirme le contraire. Le dernier rendez-vous de l’année est programmé à partir du 22 novembre. Mais dans quel état sera-t-il ? Et qu’ira-t-il faire à l’O2 Arena ? Impérial jusqu’à l’été, celui qui a détrôné Rafael Nadal n’a presque plus joué depuis son dernier succès, à l’US Open face à l’Espagnol, justement. Trois des quatre Grands Chelems lui sont revenus (il s’est seulement incliné en demi-finale à Roland-Garros face à Roger Federer), mais depuis son sacre sur le central Arthur Ashe, il n’a disputé que sept matches en tout et pour tout. Et affronté beaucoup de douleurs, au dos et aux abdominaux. Contraint à l’abandon en demi-finale de Coupe Davis face à l’Argentine en septembre, il se repose plusieurs semaines avant de revenir en Suisse, à Bâle, où il se fait sortir en demi-finale par le Japonais Kei Nishikori. « Lundi, il n’était pas encore sûr de jouer à Bercy, révèle Caujolle. On a appris son abandon comme tout le monde. Il a informé le docteur, l’ATP, puis nous. On espérait tous que Jo allait battre Djoko ce soir (vendredi), spontanément, on se disait qu’il aurait pu faire un petit effort, mais lui pense à long terme, il doit protéger sa carrière. » Davantage sans doute que son compte en banque…

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Un boulevard pour Tsonga ?|||

Assuré d’être aux Masters de Londres, le n°1 Français peut envisager sereinement de remporter une deuxième fois le rendez-vous parisien. L’abandon de Novak Djokovic l’envoie sans jouer en demi-finale où il affrontera ce samedi David Ferrer ou John Isner.

Les fans qui avaient acheté leurs places pour Bercy vendredi soir sont peut-être déçus, mais Jo-Wilfried Tsonga ne renie certainement rien du cours imprévu de sa journée. L’abandon de son adversaire en quart de finale, le Serbe Novak Djokovic, permet au Français de filer en demies sans avoir joué. Le Manceau obtient une journée de RTT avant de croiser soit David Ferrer, qu’il a vaincu à Wimbledon cette saison (6-3, 6-4, 7-6 au 3e tour), soit John Isner, contre qui il s’est incliné lors de leur unique confrontation en 2009, également en indoor. Au bout, une possible affiche de rêve face au maitre Roger Federer, vainqueur de l’Argentin Monaco 6/3, 7/5. De quoi oublier le face à face manqué avec « Nole ». Une victoire dimanche permettrait au n°1 français de remporter son huitième titre, et soulever son deuxième tournoi estampillé Masters 1000, après un premier succès à Paris en 2008. Sans oublier évidemment une nouvelle participation – déjà assurée – aux Masters, l’épreuve de prestige, le bouquet final, qui réunit les 8 meilleurs joueurs de l’année.

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Novak Djokovic