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Open d’Australie : Djokovic passe la sixième

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- - AFP

D’une solidité à toute épreuve, Novak Djokovic a inéluctablement refermé son étreinte sur Andy Murray (6-1, 7-5, 7-6) pour ajouter un sixième Open d’Australie à son palmarès, ce dimanche à Melbourne.

Les espoirs laissés par Gilles Simon en huitièmes de finale ont fait long feu. Contrairement au Niçois, qui avait poussé Novak Djokovic dans ses retranchements et jusqu’au 5e set, Andy Murray n’a jamais semblé en mesure d’enrayer l’impeccable mécanique du Serbe (6-1, 7-5, 7-6), victorieux ce dimanche de son sixième Open d’Australie.

Djokovic : "J'ai été bon sur les points importants"

En 2h11 de jeu, « Nole » n’a que très rarement été débordé et n’a jamais semblé fatigué. De l’autre côté de la Rod Laver Arena, l’Ecossais, qui avait eu un jour de moins de repos pour se remettre de son marathon contre Milos Raonic vendredi, a semblé bien plus émoussé. Parfois, son détonnant revers a entretenu une flamme chancelante. Souvent, les retours, la défense, la vision du jeu et le physique de son adversaire l’ont poussé à la faute. Sur les 123 points remportés par le n°1 mondial, 31 seulement l’ont été sur un coup gagnant (contre 40 sur 99 pour Murray).

« Il y a eu de longs échanges et nous étions tous les deux souvent hors d'haleine. Je savais qu'il allait falloir construire les points et être patient, être celui qui prendrait les initiatives. Ça n'a pas toujours été possible, mais j'ai été bon sur les points importants », se félicitait Djokovic à l’issue de la rencontre.

A trois longueurs de Nadal

Avec ce sixième succès au compteur à Melbourne, Djokovic rejoint l’Australien Roy Emerson au sommet du palmarès de la compétition. Désormais détenteur de onze couronnes en Majeur, « Djoko » égale par ailleurs Björn Borg. S’il parvenait à réaliser son rêve de Grand Chelem sur une saison en 2016, le Serbe pointerait à hauteur de Rafael Nadal sur la deuxième marche et ne compterait plus que trois titres de moins que Roger Federer.

Dominé pour la cinquième fois de sa carrière en finale du « Happy Slam » (pour la quatrième fois par Djokovic), Murray enregistre lui un record moins heureux. L'Écossais aura toutefois très vite l’occasion de le reléguer au fin fond de sa mémoire. A trois heures du matin (17h en France), Andy sera déjà dans les airs en direction de la Grande-Bretagne, avec la naissance imminente de Murray Jr à l’esprit.

Jérémy Bilinski