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Dominguez : « Ce que fait Nadal paraissait impossible »

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Rafael Nadal a encore repoussé les limites ce dimanche en portant à neuf son nombre record de victoires à Roland-Garros. De quoi susciter l’admiration de notre consultant tennis Patrice Dominguez, qui tente de décrypter le phénomène.

Malgré une saison impressionnante sur terre battue, Novak Djokovic n’est pas parvenu à déboulonner Rafal Nadal de son piédestal. Après le gain du premier set de la finale, le Serbe a progressivement lâché pour s’incliner en quatre manches (3-6, 7-5, 6-2, 6-4) face à l’Espagnol, désormais nonuple vainqueur de Roland-Garros. « Dans ces conditions de chaleur, avec des échanges de feu et des bras de fer importants en début de match, Rafael Nadal est imbattable parce qu’il ne subit pas de baisses de régime. Et s’il en connait, il ne les montre pas, explique Patrice Dominguez, membre de la Dream Team RMC Sport. Sur ce plan, Novak Djokovic a été inférieur à l’Espagnol. Il craqué physiquement, mais aussi psychologiquement. On a eu l’impression qu’il a renoncé d’un coup parce qu’il ne trouvait plus de solutions face à un Nadal dont le niveau de jeu s’est élevé brutalement à la fin du deuxième set, quand la partie pouvait basculer.

Nadal peut perdre un ou deux matches au meilleur des trois sets en début de saison mais, sur la longueur des cinq sets, c’est un vrai phénomène de cette surface. Il en impose à ses adversaires parce qu’on a l’impression que son prochain fléchissement sera pour 2018 ou 2019... C’est un joueur formidablement bien préparé. Sur ce court Philippe-Chatrier, qui est très grand, il est extraordinaire, voire héroïque, en défense. Il n’est jamais battu. Et aux moments les plus chauds d’un match, il est capable de mieux servir, d’utiliser ses armes de contre et d’agression de l’adversaire comme aucun autre joueur dans l’histoire du tennis n’en a été capable.

« Il peut en gagner encore deux ou trois »

Tant que Rafael Nadal conservera son physique et son envie de jouer, il restera l’indiscutable maître de la terre battue. On a l’impression qu’il est encore capable de gagner deux ou trois fois un tournoi qu’il a déjà gagné à neuf reprises. Il n’a perdu qu’un match en dix participations (contre Robin Soderling en 8e de finale de l’édition 2008), ce qui est incroyable et paraissait impossible quand il a commencé à jouer au tennis. »

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Patrice Dominguez