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Rafa et Roger au sommet du tennis

Federer et Nadal se retrouvent pour une nouvelle finale à Roland-Garros.

Federer et Nadal se retrouvent pour une nouvelle finale à Roland-Garros. - -

La nouvelle confrontation entre Rafael Nadal et Roger Federer en finale de Roland-Garros promet un match de très haut niveau, à l’issue forcément incertaine. Etat des lieux des forces en présence.

Federer est en pleine forme

On l’avait un peu laissé de côté en début de tournoi, au profit de Rafael Nadal et Novak Djokovic, que beaucoup voyaient déjà en finale. Mais Roger Federer a poursuivi son petit bonhomme de chemin pendant la quinzaine sans se poser de question ni perdre un set. Avant de marquer les esprits avec une victoire sur Novak Djokovic en demi-finale (7-6, 6-3, 3-6, 7-6) qui devrait rester dans les annales. « Pour ma part, c’est le plus grand match de tennis auquel j’aie assisté à Roland-Garros, certifie Patrice Dominguez, l’ancien DTN du tennis français. Je ne pensais pas qu’on puisse jouer pendant plus de 3 heures 30 avec cette vitesse, cette précision, cet engagement. Federer a peut-être inventé le tennis de demain. »

Les grands anciens partagent tous cette admiration. « Roger a surpris beaucoup de monde, moi y compris, avoue ainsi Jim Courier, vainqueur du tournoi en 1991 et 1992. Il a gagné parce qu’il a bien joué, avec de l’agressivité. C’est le genre de tennis qu’il va devoir jouer contre Rafa. » Il en a bien l’intention.

Nadal cache bien son jeu

Il est arrivé à Roland-Garros meurtri par ses quatre défaites de l’année en finale contre Novak Djokovic. Il est ensuite passé par un premier tour en cinq sets face à l’Américain John Isner (6-4, 6-7, 6-7, 6-2, 6-4). Pendant quinze jours, il n’a cessé de répondre aux questions sur son état de forme et son niveau de jeu. Rafael Nadal est pourtant bien présent en finale. Depuis le début du tournoi, il a parfaitement su se sortir des situations délicates. Robin Söderling, le seul homme à l’avoir jamais battu à Roland-Garros, en a fait les frais en quarts de finale (6-4, 6-1, 7-6).

Quant à Andy Murray, il a vite été écœuré par la capacité de l’Espagnol à répondre présent dans les points décisifs, malgré une belle résistance de sa part (6-4, 7-5, 6-4). Rafael Nadal semble finalement apprécier cette position un peu en retrait par rapport aux années précédentes. « Federer, ce n’est pas un cadeau, estime d’ailleurs Toni Nadal, son oncle et entraineur. Quand il joue contre lui, Rafael n’est pas le favori. » Difficile à croire.

Chacun ses atouts

Roger Federer partira avec une certitude : comme à son habitude, il aura le soutien total du public pendant la finale. Le chouchou du court Philippe-Chatrier a d’ailleurs pu compter sur lui pendant sa demi-finale contre Novak Djokovic. Les « Roger ! Roger ! Roger ! » l’ont accompagné jusqu’à sa sortie du court, à tel point que le Suisse est apparu extrêmement ému quand il a pris le micro pour dire un petit mot.

Mais Rafael Nadal bénéficie lui aussi d’un avantage psychologique. Depuis sa première victoire sur son rival en 2004, alors qu’il n’était âgé que de 17 ans, il mène largement dans les confrontations directes (16/8). En 2008, il a même infligé un 6-0 au Suisse, lors de la dernière de leurs quatre rencontres en finale de Roland-Garros. Qu’il a toutes remportées. Il faudra s’en souvenir.

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