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Roland-Garros: le journaliste mascotte de Zverev viré du tournoi récupère son accréditation

Alors que le débat sur les conférences de presse fait rage à Roland-Garros, un journaliste anglais s'était vu retirer son accréditation pour avoir posé une question à Alexander Zverev en direct d'un supermarché. Il a fini par la récupérer.

La "bromance" entre Alexander Zverev et Jonathan Pinfield, devenu la mascotte de l’Allemand au fil du temps, aurait pu s’achever brutalement, mais il faut croire que le sort réservé au journaliste anglais a provoqué une vive réaction Porte d'Auteuil, à moins que les mails d'excuses aient produit leur effet. Car le tournoi de Roland-Garros est revenu sur sa décision de lui retirer son accréditation.

Sa faute ? Avoir interrogé le sixième joueur mondial depuis un supermarché, dimanche dernier. "Mon apparition dans ce supermarché – vu comme une plaisanterie – a été considérée comme non professionnelle", a twitté ce mercredi Jonathan Pinfield, basé à Bradford dans le Yorkshire.

"Il est 10 heures du soir. Je suis désolé de poser ma question depuis le supermarché. Je voulais te demander, est-ce que tu peux me dire, ou me donner des conseils, sur mon timing, pour que je ne sois pas en retard pour la prochaine conférence de presse ? Et avez-vous besoin de quelque chose pour célébrer votre victoire ?", avait lancé Jonathan Pinfield, déclenchant le rire de l’Allemand.

Zverev avait imposé que Pinfield lui pose la question initiale

Roland-Garros ayant limité les accréditations en présentiel pour cette édition, Jonathan Pinfield avait néanmoins reçu les codes d’accès pour les interviews en distanciel. Travailleur, il a pris l'habitude de poser des questions assez décalées. Ce fut encore le cas cette semaine avec Johanna Konta ou encore Petra Kvitova. Dimanche soir, il a dû être surpris par l’annonce de l’interview.

Depuis 2018, Jonathan Pinfield est devenu la mascotte de Zverev, saisi par l’accent au couteau du Britannique. Au fil des conférences de presse, Zverev avait même imposé que Pinfield pose la question initiale. On était loin des insupportables contraintes suggérées par Naomi Osaka qui, après avoir boycotté les conférences de presse et écopé d’une grosse amende, a quitté le tournoi.

Jonathan Pinfield, lui, aurait pu l’imiter, mais pas de son fait. Il a non seulement évité l’amende et en plus récupéré son accréditation. Et Zverev se sentira moins orphelin. Tout est bien qui finit bien.

QM avec Eric Salliot