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Où s’arrêtera Nadal ?

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Sacré lundi à l’US Open et nouveau membre du cercle très fermé des vainqueurs des quatre tournois du Grand Chelem, l’Espagnol semble encore en mesure de progresser. Etourdissant.

Pour Novak Djokovic, aucun doute, « Rafa peut devenir le meilleur joueur de l'histoire ». Ereinté par le numéro un mondial en finale de l’US Open, le Serbe n’a pu empêcher Rafael Nadal de devenir le quatrième joueur de l’ère Open à s’adjuger les quatre couronnes du Grand Chelem. A seulement 24 ans, le Majorquin est le plus jeune, et de loin, à rejoindre une bande de quatre qu’il forme désormais avec Rod Laver, Andre Agassi et Roger Federer. Toujours très respectueux à l’égard de ce dernier, Nadal estime que « ses 16 titres en Grand Chelem montrent qu’il est bien meilleur que moi ». Mais en se rapprochant à sept unités du maître suisse, le nouveau roi de New York a ouvert des perspectives immenses.

Phénomène de précocité, celui qui a enlevé le premier de ses cinq Roland-Garros à 19 ans, étonne, depuis, par sa faculté à s’adapter à tous les terrains. En cinq ans, l’ogre de la terre battue s’est métamorphosé en phénomène multicartes. Il n’a ainsi pas hésité à faire évoluer son service pour passer un cap sur dur. « Je sers mieux et ça me permet d’être plus agressif et serin sur mes jeux de retour », apprécie Nadal, breaké seulement six fois sur l’ensemble de la quinzaine américaine.

Objectif Grand Chelem

« Il a encore une marge de progression. C’est ce qui est le plus fou, s’émerveille l’ancien DTN français et consultant RMC Sport Patrice Dominguez. Même s’il a gagné très jeune, il est toujours affamé de victoires. Il n’a pas fini de nous étonner. » Tenant de Roland-Garros, Wimbledon et l’US Open, « Rafa » peut désormais réaliser un Grand Chelem à cheval sur deux années en cas de succès à Melbourne, en janvier.

Seule une mécanique mise à rude épreuve par son jeu semble en mesure de freiner son implacable marche en avant. Un calendrier allégé et un traitement miracle administré à ses genoux lui ont permis d’éloigner le spectre d’une saison 2009 catastrophe. « Mais il va lui falloir être plus sélectif encore, conseille Dominguez. C’est indispensable pour durer et aller chercher les grands titres. » Ceux qui façonnent une légende déjà bien lancée. 

Sylvain Coullon, avec Jérôme Sillon