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Wimbledon: "Barbecue et les Bleus derrière", a programmé Paire qui ne va rien rater de France-Uruguay

Benoît Paire s’est qualifié pour le troisième tour de Wimbledon en éliminant le jeune canadien Denis Shapovalov. Comme l’Avignonnais ne fait rien comme les autres, il a surmonté une bulle encaissée dans le premier set (0-6, 6-2, 6-4, 7-6). Samedi, il se mesurera à Juan Martin Del Potro mais avant cela le Français regardera l’équipe de France lors de la Coupe du monde.

Il y a trois ou quatre ans, Benoît Paire ne se serait probablement jamais remis d’un premier set catastrophique, abandonné 6-0 avec seulement onze points grignotés. "J’aurais insulté les membres de mon box, je leur aurais dit que c'était fini parce que je faisais de la merde."

Mais ce jeudi, sur le court 3, le Français a su garder son calme pour dominer Denis Shapovalov (0-6, 6-2, 6-4, 7-6). "J’ai eu beaucoup de discussions avec mes proches qui m’ont fait prendre conscience de beaucoup de choses, abonde-t-il. J’aurais aimé en prendre conscience plus tôt…"

Un choc France-Argentine contre Del Potro

Débarrassé de son alerte au genou gauche – il souffre d’une fissure au ménisque et a passé dimanche et lundi allongé au fond de son lit – Benoît Paire fait parler sa raquette. Comme sur une merveille de lob lifté sur une balle de quatrième set en faveur de son adversaire. "Je sentais que la pression montait. Je m’en sors bien avec ce coup qui retombe sur la ligne, explique-t-il. Après, je suis allé chercher le tie-break. Je suis satisfait de ma prestation."

Pour retourner en deuxième semaine, comme l’an passé, Benoît Paire devra écarter Juan Martin Del Potro, qui a dominé sans pitié un Feliciano Lopez pas au top physiquement. L’Avignonnais reste sur un succès face à l’Argentin. C’était en 2013 à Rome.

Paire: "On peut gagner la Coupe"

Mais avant d’aller chercher l’exploit, il va profiter de son jour off et vivre pleinement le quart de finale de Coupe du monde France-Uruguay (vendredi, 16h). "J’ai croisé Pablo Cuevas dans le vestiaire, il ne m’a même pas dit bravo, il m’a juste souhaité bonne chance pour demain."

A Wimbledon, ça chambre pas mal. Ce match, Benoît Paire le suivra dans la maison qu’il loue avec ses proches. "On va sûrement faire un barbecue avec mes parents et Edouard Roger-Vasselin, poursuit le Français. Je suis bien à la maison et ça leur a porté chance la dernière fois. Il y a un coup à jouer. Je trouve qu’on a le niveau. On peut la gagner." Fan de l’OM, le Tricolore n’aime pas qu’on le branche sur le héros du match de Kazan. "Mbappé ou Neymar, ça fait très Paris… Moi, je suis content de la rentrée de Thauvin…" Jusqu'au bout, Benoît Paire maitrise l’art du contre-pied.

Eric Salliot à Wimbledon