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Euro de volley: les Bleus tombent de haut en 8es de finale

Champions olympiques à Tokyo, les Bleus ont été éliminés par la République tchèque en 8es de finale de l'Euro de volley ce lundi.

Ils étaient sur le terrain, pendant que les autres médaillés olympiques et paralympiques faisaient la fête à l’Elysée. Et n’avaient pas le sourire... Les joueurs de l’équipe de France de volley, brillants champions olympiques à Tokyo le mois dernier, sont tombés dès les 8es de finale de l’Euro ce lundi. Désormais dirigés par le Brésilien Bernardinho, qui a succédé à Laurent Tillie, ils ont été surpris par la République tchèque, qui évoluait à domicile à Ostrava, en trois manches et après huit balles de match (25-22, 25-19, 34-32).

Il s'agit d'une énorme déception pour les Bleus, qui visaient le dernier carré de ce championnat d'Europe et qui étaient invaincus en cinq matchs après le premier tour. La bande à Earvin Ngapeth connait ainsi la même désillusion qu'en 2017, lorsqu'ils avaient été sortis par la même République tchèque, à Katowice en Pologne, au même stade de la compétition.

Le premier grand championnat du nouveau sélectionneur Bernardinho s'arrête de façon prématurée, même si le Brésilien était conscient que l'enchaînement de plus d'une trentaine de matchs en l'espace de seize semaines serait compliqué pour les Bleus, notamment après le sacre olympique.

Piégés, les Bleus

L'un des centraux de l'équipe de France Nicolas Le Goff avait prévenu à la veille de ce huitième de finale: il fallait éviter que les Tchèques prennent de la confiance avec le soutien du public de l'Ostravar Arena et ses 4.000 spectateurs. Et les Bleus sont tombés dans le piège, mis d'entrée sous pression par le service de Jan Galabov et le bloc tchèque. Menés 18-11, les champions olympiques sont revenus au contact mais sont partis de trop loin pour éviter la perte du premier set, sur une attaque bloquée de Jean Patry.

Le début du deuxième set a été plus accroché, mais les Français ont continué à subir la puissance physique de la Tchéquie, notamment celle du pointu gaucher Jan Hadrava. Et le début de vent de révolte observé au milieu du premier set n'aura finalement été qu'une brise passagère.

Earvin Ngapeth a commencé à donner de la voix sur un contre de Barthélémy Chinenyeze au début du troisième set, mais même lorsque les Bleus semblaient avoir pris la mesure de leur adversaire (11-8), ils ont laissé les Tchèques revenir dans le match. Ils n'ont pas réussi à convertir les deux balles de set (24-22) et ont dû rendre les armes sans remporter la moindre manche après avoir sauvé sept balles de match.

LP avec l'AFP